La polygamie à Muyinga divise la famille des musulmans




Par: Dieudonné Nzeyimana , dimanche 1er septembre 2013  à 15 : 00 : 28
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Face à la polygamie, pratique répréhensible par la législation burundaise mais acceptée en ISLAM, les dirigeants de la Communauté Islamique du Burundi COMIBU en sigle adoptent des attitudes controversées.

"Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que désormais il est interdit de délivrer les certificat de mariage à tout musulman qui épouse la deuxième, troisième voire la quatrième femme ; nous profitons de l’occasion pour vous demander de le communiquer à tous les Imams des mosquées de l’Ijuma" .Voilà en substance le développement de la lettre que SHEIKH NAYABAGABO Salum représentant la COMIBU à MUYINGA a adressée aux leaders des musulmans des sept communes de la province Muyinga il y a un mois.

Son souci est de contribuer à la lutte contre la polygamie conformément aux directives du ministre de l’intérieur et du gouverneur de la province de Muyinga très engagé à lutter contre la polygamie.

Cette pratique est monnaie courante dans cette province ou certains hommes qui voient leur femmes atteindre un certain âge décident de s’unir à des jeunes filles dont les fillettes des écoles primaires.

Des organisations féminines ont adopté la stratégie de chasser de force ces nouvelles mariées mais elles se heurtaient à la résistance des musulmans qui brandissaient les certificats de mariage délivrés par les Imam des mosquées dans cette religion ou la polygamie est plutôt acceptée. Délivrer ou ne pas donner ce certificat de mariage à un homme qui se marie à plus d’une femme, voilà l’objet des polémiques au sein de la COMIBU.

Le Représentant légal de la COMIBU désapprouve …

SAIDI Kajandi, le numéro Un de la COMIBU au niveau national s’insurge contre la décision prise par le Représentant de la COMIBU à MUYINGA. C’est une décision qui n’engage que son auteur, estime SAIDI Kajandi, regrettant qu’une telle mesure aussi lourde touchant à la doctrine puisse être prise sans consultation préalable du Conseil Supérieur des Cheikhs.

Par ailleurs martèle Kajandi, aucune personne, aucun gouvernement ne peut démentir le contenu du Coran, livre saint des musulmans, insinuant ainsi le rapport entre la législation burundaise réprimant la polygamie et le contenu des livres saints.

A travers le coran, il est mentionné qu’un musulman peut se marier à autant de femmes qui lui conviennent si et seulement s’il peut les supporter matériellement et moralement et ainsi KAJANDI demande au Représentant de la COMIBU à Muyinga de revenir sur sa décision.

Même son de cloche chez pas mal de gérontes musulmans à Muyinga, prenant encore une fois référence au coran, ils montrent qu’un polygame est dans la droite ligne tracée par les prophètes de Dieu.

Très réconfortés par la prise de position de Saidi Kajandi ces musulmans de Muyinga citent pour modèle le patriarche Abraham qui aurait connu trois femmes, David avec six femmes et surtout le roi Salomon qui a connu six cents épouses.

Est-ce une remise en cause de la laïcité dans cette république ou toutes les religions doivent se plier aux lois de la république ? Ces musulmans disent qu’ils ne sont pas contre les lois du pays mais qu’ils sont contre les décisions prises unilatéralement en violation aux prescrits du coran.




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