Revue de la presse du 14 décembre 2013




Par: , samedi 14 décembre 2013  à 12 : 29 : 39
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Le journal Arc-en-ciel réapparaît après un certain temps sans écho. Dans son numéro du 13 décembre, il revient, comme bien d’autres d’ailleurs, sur l’arrestation de Frédéric Bamvugiynumvira, vice-président du parti Sahwanya-Frodebu, et se demande s’il s’agit d’un Dominique Strauss-Kahn burundais.

Une fois de plus, mentionne Arc-en-ciel, dans cette affaire, la police nationale et les instances judiciaires confirment que dans certains dossiers sensibles, ils ne sont que des armes du pouvoir, visant à déstabiliser et neutraliser les forces politiques émergentes.

Aujourd’hui, soutient Arc-en-ciel, en opérant de cette manière maladroite, le pouvoir Cndd-fdd démontre son incapacité à mener un jeu démocratique basé sur un fair-play politique. A la longue, la violence engendre la violence, et ce sont les populations innocentes qui en paient les frais.

L’agence Net Press revient sur les propos de l’épouse de Frédéric Bamvuginyumvira qui dit : « C’est insolant ; ils ont sali mon mari en l’accusant d’avoir commis l’adultère. Quand j’ai appris l’arrestation de mon mari avec Mme Joséphine, j’ai compris qu’il s’agissait d’un montage ».

La dame de l’ancien vice-président de la République se demande pourquoi toutes ces tracasseries alors que ni elle, ni Mme Joséphine, personne n’a porté plainte. Et de demander que son mari soit libéré et réhabilité dans son honneur.

L’hebdomadaire Iwacu quant à lui s’exclame : Un ancien vice-président. Trois jours à dormir par terre comme un chien dans une cage ouverte à tous les vents. Humilier. Avilir. Casser. Au moment où le monde célèbre en Afrique du Sud la grandeur, l’élévation d’un homme, au Burundi on dégringole. On plonge. Le journal trouve que c’est minable ; pathétique, immoral, glauque.

Dans la rubrique « Ils ont dit », Iwacu revient exclusivement sur des extraits de Nelson Mandela qui nous a quittés le 5 décembre.

Dans le livre intitulé « Un long chemin vers la liberté », il est écrit : « je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ».

Et lors d’une conversation avec un ami, Madiba a dit : « souvent, les révolutionnaires d’autres fois ont succombé à l’appât du gain, et se sont laissées prendre à la tentation de confisquer des ressources publiques pour leur enrichissement personnel ».

Après « la journée du combattant », serait-ce « la journée de la victime ? », s’interroge l’agence Net Press.

Depuis le 16 novembre 2006, le Cndd-Fdd commémore chaque année, à cette date, ce qu’il a appelé « la journée du combattant », en hommage à tous ceux qui, encore maquisards, ont perdu leur vie dans les combats qu’ils menaient encore contre « l’armée monoethnique tutsi ». Selon l’agence en ligne, la commémoration de cette journée, le 16 novembre 2013, a suscité beaucoup de polémiques car, lancer des fleurs aux combattants du Cndd-Fdd, sans dire un seul mot sur leurs victimes, a été considéré comme cynique.

Et de se demander si c’est en réaction à cette journée à la gloire du combattant du Cndd-Fdd que certaines organisations de la société civile viennent de créer ce que l’on pourrait appeler « la journée de la victime ». Ces organisations regroupées autour de l’Amepci-Girubuntu et Ac-Génocide Cirimoso, ont fixé la date du 15 décembre de chaque année comme « journée de la commémoration collective des victimes des différentes crises qui ont secoué le Burundi ».

L’hebdomadaire Burundi Eco semble s’inquiéter du coût réel du dollar. « Et pourtant, écrit-il, le marché du dollar rassure » !

Selon une certaine opinion, les dollars seraient introuvables au Burundi. Et les prix restent discutables dans une certaine marge relativement discutable. Les chiffres montrent pourtant une bonne tendance, de quoi rassurer les fêtards.

Les prix affichés par les différents bureaux de change diffèrent largement de ceux réellement pratiqués. La cause ? Les teneurs de bureaux de change accusent les vendeurs ambulants de leur faire la déloyale et s’obligent d’afficher des prix bas afin d’attirer la clientèle.

Les tambourinaires burundais s’imposent au Kénya, écrit le site de la Radio Isanganiro.

Ils étaient dans ce pays pour le cinquantenaire de son indépendance le jeudi 12 décembre, et ont séduit pas mal d’esprit suite à leurs excellentes performances. Une kényane émue par ces tambourinaires dira tout simplement : admettons que les Burundais nous ont surpris et qu’il faut par ailleurs suivre leur exemple. Après le tambour burundais sur la scène dans ces festivités, c’était difficile pour les autres numéros de convaincre le public présent.




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