Revue du 1er octobre 2011




Par: Richard Nzokizwanimana , jeudi 6 octobre 2011  à 13 : 01 : 46
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L’hebdomadaire Iwacu écrit sur ce qu’il qualifie d’une police anticonstitutionnelle.

En mentionnant que les corps de défense et de sécurité sont anticonstitutionnels, le journal Iwacu explique qu’ils n’ont pas de lois organiques alors que la constitution l’exige en son article 248.

Dans un éditorial, ce journal compare les failles et incohérences juridiques qui, selon lui, minent les structures des corps de défense et de sécurité, à une grenade dégoupillée. Par exemple, écrit le journal, un citoyen peut contester une arrestation par un corps anticonstitutionnel. Et devant un tribunal sérieux, il aurait gain de cause L’hebdomadaire trouve également que le service national des renseignements échappe au contrôle du parlement. Le patron de ce service est sous l’autorité du chef de l’Etat, lequel ne peut pas être convoqué pour s’expliquer devant le parlement.

Les Nations Unies continuent à faire pression sur le gouvernement burundais.

Pour la deuxième fois en moins de quelques jours, les Nations Unies viennent d’informer le gouvernement burundais à quel point elles restent très préoccupées par la sécurité qui est loin d’être rassurante dans notre pays. Il n’y a pas longtemps, c’est la commission pour les droits de l’homme basée à Genève qui avait demandé que les massacres commis à Gatumba soient mis au clair par la désignation d’une équipe d’investigation véritablement indépendante. Le 28 septembre, c’est le scepticisme qui prévalait à New York, où un communiqué a fait savoir que la mise sur pied d’une telle commission n’est pas une fin en soi, comme l’a démontré la nomination des commissions semblables antérieurement, dont on attend toujours les résultats. Le communiqué ne précise pas quelles sont ces commissions qui se sont révélées improductives, mais tout le monde a en tête les enquêtes qui ont suivi l’assassinat de l’ancien vice-président de l’Olucome, Ernest Manirumva, et qui n’ont toujours pas abouti.

La banque mondiale menace de couper les vivres au Burundi , écrit l’agence Net Press.

D’après cette agence en ligne, la banque mondiale a fait savoir le 28 septembre dernier qu’elle n’était pas du tout contente de la violation de certains engagements pris par le gouvernement burundais à son égard.

Sur le premier point, la privatisation a du miel à passer chez les caféiculteurs qui sont convaincus que le désengagement de l’Etat donnerait l’occasion aux privés, d’avoir une mainmise totale sur l’exploitation et la commercialisation du café.

Concernant l’autre pierre d’achoppement entre la banque mondiale et le gouvernement burundais, vu l’insuffisance des fonds disponibles pour l’exécution du budget national, Washington ne cesse de dissuader les autorités de notre pays de recourir à des emprunts, mais plutôt de solliciter des dons. L’intention de la banque mondiale est d’éviter que le pays ne s’enfonce dans des déficits qui pèseraient dangereusement sur l’économie nationale.

A en croire cette agence, devant cet état de fait, cette prestigieuse institution financière internationale menace ni plus ni moins de fermer le robinet de ses aides, sans lesquelles le pays serait asphyxié, puisqu’une des premières conséquences serait l’arrêt du paiement des salaires avec tout ce qu’on peut s’imaginer comme suite d’explosion sociale totalement incontrôlable.

Dans le noir on s’interroge, titre le journal Iwacu

L’hebdomadaire dit que le niveau d’eau de la centrale hydroélectrique de Rwegura a baissé de 9 mètres, occasionnant un délestage sur tout le territoire national depuis fin juin. Dans les conditions normales d’exploitation, cette centrale produit en moyenne 150 kwh par jour pour ne pas écouler toute l’eau de retenue. Or elle a gardé une production de plus de 200kwh par jour, d’où la baisse du niveau d’eau.

A l’état actuel, continue Iwacu, il faudrait le fermer pour plus de 3 mois afin d’obtenir la quantité d’eau exigée pour le fonctionnement normal. Cependant, on parle d’une mauvaise gestion de la part des différents responsables qui se sont succédé à la REGIDESO.

Les bourses d’études désormais attribuées dans la transparence, écrit le journal Iwacu

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est catégorique à ce sujet : tout passe par la commission chargée de l’octroi des bourses, et un rapport est affiché au ministère.

Fini donc les magouilles et autres arrangements. Naguère, poursuit Iwacu, les bourses d’études étaient réservées à quelques enfants des dignitaires ; aujourd’hui, c’est le mérite qui compte.




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