Revue 07 janvier 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , lundi 9 janvier 2012  à 05 : 56 : 21
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L’hebdomadaire Iwacu est revenu cette semaine sur le dossier des cahiers dits ougandais. Il écrit que les parlementaires ougandais viennent de donner une leçon à leurs collègues du Burundi. Pour ce dossier, les élus du peuple enquêtent, auditionnent, bref, jouent leur rôle.

Si un jour la vérité sur les fameux cahiers de pickfare devait sortir, poursuit le journal, ce ne serait pas grâce aux députés burundais, mais ougandais. Et le journal de dire à travers le titre dans son éditorial : Merci aux députés ougandais.

Pierre Nkurunziia peut-il solliciter un autre mandat pour la période 2015-2020, s’interroge le journal Iwacu, qui essaie d’interpréter les articles 96 et 302 de la constitution burundaise, aidé en cela par le professeur Paul Ngarambe, ancien président de la commission électorale indépendante.

La mention « à titre exceptionnel » qui débute l’article 302 de la constitution y est par rapport à l’article 96 qui fixe les modalités habituelles de l’élection présidentielle et indique que le mandat issu de l’application des dispositions de l’article 302 est un vrai mandat au sens où il est entendu à l’article 96 de cette constitution.

En conclusion selon l’hebdomadaire, l’actuel président de la république en fonction depuis 2005 ne peut pas se présenter pour un autre mandat aux élections présidentielles de 2015 : en cas de réélection, il aurait un 3ème mandat, ce qui est une violation de l’article 96.

La suppression des gratifications n’a rien sauvé, écrit l’hebdomadaire Iwacu, qui ajoute que les travailleurs des entreprises étatiques et à économie mixte déchantent.

Ils n’ont pas reçu les traditionnelles primes de rendement ou gratifications à la fin de l’exercice 2011. La présidence de la république qui a ordonné cette mesure l’explique par la mauvaise conjoncture économique. Mais cette décision risque de déclencher la démotivation chez les employés et partant, de mauvais rendements.

Un chef de zone torture et emprisonne. Le journal Iwacu écrit qu’Emmanuel Kimara, un quinquagénaire de la colline Nyabitaka, c’est dans la zone Nyabitare en commune Gisuru, a été ligoté par son chef de zone avant de passer 3 jours dans un cahot zonal. Suite à ces tortures, les bras de la victime sont paralysés.

Emmanuel Kimara a été arrêté le 12 octobre 2011, accusé d’avoir volé 2 vaches, et il a été directement embarqué dans un camion jusqu’au cachot de la zone Nyabitare. Le chef de zone patrice Mazoya l’avait oublié, toujours ligoté, dans le cachot non reconnu par la loi. La police est finalement intervenue pour le libérer, mais ses bras étaient déjà paralysés. Aujourd’hui, il ne peut plus rien faire avec ses bras. Même pour manger, on met la nourriture dans sa bouche. L’officier de police qui a instruit le cas a trouvé que Kimara était totalement innocent.

L’agence net press dresse une liste d’hommes et de femmes qui ont marqué l’année 2011

L’actuel deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri apparaît aux yeux de nombreux observateurs comme l’homme de l’année qui mérite beaucoup d’hommage de la part de ses compatriotes et des diplomates étrangers.

Jeanne Gapiya Niyonzima quant à elle est qualifiée femme de l’année car devenue symbole vivant si pas un monument dans la lutte contre le Vih/Sida.

Net press qualifie Bonaventure Niyoyankana de radico-maximalo-jusqu’au boutiste de l’année.

Intraitable, radical, extrémiste, jusqu’auboutiste, têtu, tous les qualificatifs de la langue française auront été utilisés par les antis-Niyoyankana, l’actuel président de l’Uprona.

Le ministre de l’année, d’après Net Press c’est le Pr Julien Nimubona, pour avoir décidé de réformer le système d’entrée à l’enseignement supérieur. Il a incontestablement pris la mesure qu’il fallait au moment où l’accès aux universités et instituts privés était devenue d’une telle banalité qu’un élève ayant échoué en tout dans son cursus scolaire pouvait entrer la tête haute dans une des multiples universités et instituts privés comme on entre dans un bistrot et en sortir avec distinction.

Léonidas Hatungimana est considéré comme le parleur de l’année pour avoir amplifié et rendu solennel le refus net de ce que le pouvoir du Cndd-Fdd craint par-dessus tout comme le diable l’eau bénite, à savoir s’asseoir d’égal à égal avec les représentants de l’ADC-Ikibiri.

Le dignitaire ecclésiastique de l’année : Mgr Gervais Banshimiyubusa pour avoir osé publié un message qui avait le mérite de la clarté en invitant les autorités nationales à entamer des négociations avec les opposants.

Le recteur de l’année, c’est le Père Ignace Semurenzi, chef de l’établissement d’enseignement secondaire le plus comblé, le lycée du Saint-Esprit qui a tout raflé l’année scolaire 2010-2011en terme de palmarès.

La gaffeuse de l’année : Gloriose Nimenya.

Malgré toute la considération que l’on devrait avoir à l’égard d’une femme nommée gouverneur de province, force est de constater froidement qu’elle s’est trouvée mêlée à des événements face auxquels elle n’a pas été capable de maîtriser en commune Rumonge au cours de l’année écoulée.




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