Vers une loi moins dure contre plus de confessions religieuses




Par: Marc Niyonkuru, , jeudi 10 juillet 2014  à 12 : 40 : 49
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Le parlement a voté à l’unanimité hier mercredi, le projet de loi portant organisation des confessions religieuses au Burundi, sur demande du Gouvernement pour faire de l’ordre dans ce secteur.

Avant le vote, les députés ont déploré de la capacité du gouvernement à réduire le nombre de confessions religieuses au Burundi au regard des lacunes contenus dans le projet de loi sur l’organisation des confessions religieuses au Burundi.

Ils estiment que si ce projet de loi une fois promulguée, il ne viendra pas au bout du désordre que l’on observe dans surtout les quartiers de la Mairie de Bujumbura puisque la sauvegarde de l’ordre public que la loi va apporter comme innovations était toujours en vigueur dans la loi burundaise.

Au cours des travaux de ce mercredi autour de ce projet de loi à l’Assemblée nationale le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana a souligné que ce projet de loi viendra notamment corriger la présence des plusieurs confessions religieuses dans les quartiers de la Mairie de Bujumbura et même à l’intérieur du pays.

Selon le nouveau projet de de loi, pour être libre de fonctionner sur le sol Burundais, une confession religieuse devra avoir au moins 500 membres fondateurs à travers le pays et plus de 1000 personnes si elle d’origine étrangère.

Le ministère de l’intérieur n’accordera pas cette permission aux confessions religieuses que lorsque le représentant légal et le suppléant ont un niveau de formation des humanités secondaires au moins.

« Nous reconnaissons toutefois que certaines confessions religieuses peuvent avoir des leaders qui n’ont pas de formation semblable à celle des prêtres car Dieu peut donner des dons particuliers même à un handicapé » a souligné Edouard Nduwimana.

La plupart des députés ont plutôt souligné que la plupart des confessions religieuses à l’exception des Eglises Catholique et Anglicane, les leaders des confessions religieuses n’ont pas niveau requis et qu’il serait mieux que le ministère de tutelle exige un niveau à la hauteur des besoins de la population pour être encore efficace.

« L’un des entraves pour le développement économique de Haiti est la multiplication comme des champignons des confessions religieuses , le Burundi a intérêt à contrôler davantage la naissance de ces confessions religieuses », a souligné Festus Ntanyungu, député élu dans la circonscription de Bururi.

Pour Senel Nduwimana ce projet de loi n’apportera rien dans la réduction du nombre de confessions religieuses.

Le ministre de l’intérieur a de sa part dit que ce projet de loi une fois promulgué par le président de la république sera accompagné d’une autre loi qui montrera davantage de sanction dans l’organisation des confessions religieuses.

Ces deux dernières années les confessions religieuses sont selon certains parlementaires devenues un fond de commerce.

Mais, d’autres députés trouvent plutôt laisser même ceux qui exercent le culte traditionnel de Kubandwa de l’exercer librement.

Jean Minani qui a évoqué cette question a souligné que la liberté de culte prôné dans ce projet devrait s’étendre même aux gens qui veulent pratiquer le culte traditionnel.

Ici le Ministre Nduwimana a rétorqué que ce culte connait certaines pratiques qui sont contraire à la loi en voguer au Burundi, sans faire plus de détails.




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Par Coldman'Zi   ce  jeudi 10 juillet 2014   à 23 : 20 : 01

Finalement, je trouve que le ministre Eduard Nduwimana, malgré les rumeurs des uns et des autres, il sait faire son travail et surtout parvient à s’en sortir la tête haute. Ku bijanye n’ingendo itabereye y’abantu batandukaye bikinga inyuma "y’imigambwe", intara n’amashengero atagir’ishingiro, il a toujours su comment s’y prendre et agir en tant qu’une autorité. C’est logique et encourageant, en tout cas, de changer et montrer la différence ku bantu nka je namubon’ukundi. Akandi kabirya, ni ubumwe n’umwumvikano w’aba DD.



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