Revue du 21 janvier 2012




Par: Richard Nzokizwanimana , samedi 21 janvier 2012  à 11 : 40 : 41
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Le journal Iwacu écrit sur ce qu’il qualifie de cacophonie autour d’une arrestation ; il parle ici du président du parti MSD, Alexis Sinduhije, sous les verrous depuis quelques jours en Tanzanie

Il s’agit d’une étrange cacophonie qui s’observe autour de cette arrestation : le porte parole du gouvernement déclare le plus officiellement du monde, que le gouvernement n’a rien à voir avec l’arrestation. Or, côté tanzanien, les autorités affirment qu’elles ont agi sur demande du gouvernement burudais surréaliste.

Net Press écrit aussi que la police burundaise a bel et bien demandé l’arrestation d’Alexis Sinduhije.

A en croire cette agence, malgré les dénégations des autorités burundaises jurant de tous les dieux au ciel comme sur terre qu’elles n’ont jamais réclamé l’interpellation d’Alexis Sinduhije, la porte-parole de la police tanzanienne a dit exactement le contraire ce lundi 16 janvier 2012. Elle a déclaré que c’est bel et bien la police burundaise qui a sollicité son arrestation auprès du bureau d’Interpol de Tanzanie basé à Dar-Es-Salaam.

Alors que le journal Iwacu avait déjà sorti son numéro de cette semaine qui touche à sa fin, le porte parole de la cour suprême, Elie Ntungwanayo a déclaré, dans une conférence de presse animée en fin d’après midi, que Sinduhije est accusé par le pouvoir de Bujumbura, de l’assassinat du docteur Kassy Manlan ancien représentant de l’OMS au Burundi, et de sa sentinelle. Et le journal Iwacu de se demander que croire ?

Crise au sein du parti UPRONA ; Pierre Buyoya propose que toutes les parties acceptent les bashingantahe.

A travers le journal Iwacu, l’ancien président de la république et en même temps uproniste indique que si une partie estime que tel mushingantahe n’est pas neutre, elle a le droit de le récuser : que chaque partie désigne 2 ou 3 bashingantahe qui rassurent, et que les 4 ou les 6 se rencontrent pour trouver une voie de sortie à la crise.

Et concernant le cas de Manwangari, Pierre Bbuyoya dit ne pas comprendre pourquoi quelqu’un qui n’est pas accusé d’avoir tué ou planifié ou encouragé d’une façon évidente, devrait être emprisonné. Pour lui, si Manwangari a des responsabilités dans le meurtre qui a eu lieu au bar kumugumya en décembre dernier, il peut être poursuivi mais étant chez lui.

Que c’est dur de renoncer aux avantages acquis, écrit l’agence Net Press.

Les députés de l’assemblée nationale ont renvoyé au gouvernement à plus tard le projet de loi en discussion pour que les personnages de l’Etat les plus privilégiés paient les impôts au même titre que les citoyens ordinaires. Le président de l’assemblée nationale Pie Ntavyohanyuma a expliqué que la commission des finances s’est basée sur un vice de procédure selon laquelle une loi ordinaire ne peut pas modifier une loi organique.

Ainsi donc, les privilégiés vont continuer à être exonérés d’impôts, au moment où le petit fonctionnaire qui touche en moyenne 50.000Fbu est imposé à hauteur de 34% de son maigre salaire, afin de renflouer le trésor public, rendu déficitaire par les gratuités offertes à ceux qui en ont le moins besoin.

Le barrage de Mpanda fonctionnel au plus tard en 2014.

C’est l’annonce faite mercredi 18 janvier, à travers l’agence Net Press, par le ministre de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza qui a indiqué que ce projet remonte à l’année 1993. Le ministre de l’énergie et des mines explique que ce barrage pourrait être déjà fonctionnel à la fin de l’année 2013 au plus tard au début de 2014 et aura une puissance de 10,6 Mgwatt soit 1/3 de la consommation nationale de l’énergie.

Toujours dans ce domaine, l’agence burundaise de presse écrit qu’une commission chargée de sortir le pays du déficit énergétique est envisagée.

C’est le même ministre qui l’a annoncé. Parmi les solutions envisagées par la REGIDESO, il y a la connexion entre le Burundi aux pays de la sous-région nantis en énergie électrique et l’installation des micro-centrales hydroélectriques dans les sites déjà ciblés, précisant qu’elles sont moins coûteuses. Cependant, écrit toujours l’ABP, ces projets ne se réaliseront convenablement tant que certains responsables demeurent irresponsables.

La dot perd progressivement son sens, écrit le Renouveau du Burundi.

Cette pratique est presque généralisée à travers tous les pays africains mais sa signification diffère d’un pays à l’autre. Dans certains pays, elle confère la supériorité à l’époux, le pouvoir de domination de la femme. Ailleurs c’est symbolique ou alors la dot signifie que la fille appartient au clan.

Pour le cas du Burundi, dans le temps, la famille du gendre versait la dot à la famille de la fille pour compenser le départ de la fille. Avec la 2è république, le chef de l’Etat efface la loi qui donnait à la dot la force de loi car si elle n’était pas payée le mariage ne pouvait pas être reconnu par la loi, ce qu’on appelait « gucikira » en Kirundi. La dot « Inkwano »en Kirundi, change de nom et devient récompense, « Agashimwe » en Kirundi. La dot devenait donc facultative, juridiquement si elle n’est pas remise il n’y a pas de conséquence, mais le garçon se sent confortablement installé s’il a payé la dot.

Actuellement elle tend à changer et devient aussi onéreuse surtout en milieux urbains, où elle peut aller même jusqu’à 2 ou 3 millions et 150 000 francs burundais en milieu rural et elle est accompagnée de présents en vivres et des caisses de bière. Le Renouveau conclut que la dot est une bonne chose si on considère son sens original tel que défini par les ancêtres.

Un ancien militaire, déserteur de la FDN sème la terreur à Nyabihanga, titre l’agence burundaise de presse.

Cet ancien militaire est connu sous le sobriquet de « Mapine » et est originaire de la colline Nyamitore, commune Nyabihanga en province Mwaro. Selon l’administrateur de cette commune, ce malfaiteur a trouvé refuge en commune Nyarusange frontalière avec Nyabihanga et y fait des incursions, dépouille la population de ses biens à l’aide de son fusil. D’autres attaques sont dirigées contre la localité de Nyakibari en commune Kayokwe, elle aussi frontalière avec Nyarusange, sont également imputables au groupe de « Mapine ».




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