Le personnel de l’ENS en grève sur fond d’impôt élevé




Par: Désiré Nimubona , jeudi 2 février 2012  à 15 : 51 : 25
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Le personnel de l’Ecole Normale Supérieur réuni au sein du Syndicat des Travailleurs de l’ENS (STENS) estime que l’Office Burundais des Recettes, OBR, a franchi ses limites en augmentant les impôts sur les salaires des travailleurs de cette école, selon le président de ce syndicat, Etienne Barahinduka.

Annonçant « le début d’une grève illimitée du personnel de cette institution depuis ce jeudi matin à l’ENS, pour demander au Gouvernement et plus particulièrement à l’OBR d’arrêter la collecte des impôts sur les acquis des travailleurs de cette école », le président de ce syndicat a fait savoir que, depuis un certain temps, au lieu que les impôts restent au maximum de 35%, ils se sont multipliés par deux, voire trois.

« Dans cette situation, les impôts se sont multipliés deux ou par trois », selon le président du STENS, Etienne Barahinduka.

Les causes de cette augmentation, selon lui, sont essentiellement cette volonté de la part de l’OBR de « collecter uniquement des impôts » sur les salaires des travailleurs de l’ENS sans pour autant prendre en considération le statut spécial de ces travailleurs.

Le STENS évoque que l’OBR se base uniquement sur le Code Général des Impôts alors qu’il y a une autre ordonnance ministérielle qui montre comment certains avantages (indemnités et primes) sont exonérés, une exonération obtenue, après de longues grèves, selon toujours le président du syndicat.

Suite à cette action entreprise par l’OBR, souligne Barahinduka, le salaire net des travaillaurs de l’ENS se trouve pour le moment inférieur au salaire de base, et suite à cet exercice de l’OBR, l’impôt Professionnel sur Revenu (IPR) a passé de 35% à au moins 70%.

Au niveau de l’administration de l’ENS, Mme Janvière Ndirahisha, directrice de cette école a fait savoir, dans son interview que, les impôts sur salaires de ses travailleurs avait été calculés suivant la loi.

Notons que, à notre passage, seuls les journaliers chargés de l’entretien de cet établissement étaient au service, tandis que certains des étudiants faisaient leur étude personnelle, ou priaient en petits groupes.




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