Rumonge : L’Aprodh dénonce la torture des détenus arrêtés à Kabarore et Bukinanyana


Alors que le gouvernement burundais ne reconnaît pas que certains prisonniers sont torturés, l’Aprodh à Rumonge dénonce des cas tortures contre les prisonniers de guerre capturés à Kabarore et Bukinanyana.



Par: Isanganiro , samedi 1er août 2015  à 20 : 18 : 40
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Selon le représentant de l’Association de défense des droits de la personne humaine et des détenus, 252 personnes arrêtées lors des derniers combats entre l’armée burundaise et des éléments armés à Kabarore et à Bukinanyana sont détenues dans la prison centrale de Rumonge. 52 d’entre-elles sont des mineurs en conflit avec la loi.

Au courant de cette semaine, cinq de ces personnes dont trois mineurs ont été admis à l’hôpital public de Rumonge pour être soignés de leurs blessures. Sur le lit d’hôpital, cette association a constaté que quatre avaient des impacts de balles et éclats de grenades au niveau des jambes et un au niveau des fesses.

Tous les cinq reconnaissent qu’ils étaient dans le groupe armé qui a attaqué à Kabarore après une brève formation militaire dans une forêt qu’ils ne pouvaient pas localiser. Ils y sont en effet arrivés tard dans la nuit et à des dates différentes, selon leurs propos, à partir du camp des réfugiés de Gashora dans le district de Bugesera au Rwanda croyant qu’ils allaient être embauchés quelque part.

Ils affirment avoir été fusillés à bout portant alors qu’ils se rendaient à l’armée burundaise sur le champ de bataille les armes en l’air pour ceux qui les avaient.

Pour l’Aprodh à Rumonge, il n’y avait aucune raison qu’ils soient fusillés en se rendant et demande que les auteurs de cette torture soient identifiés et punis conformément à la loi.

Cette association salue quand même le fait que ces mineurs soient admis du centre de rééducation de la maison pénitentiaire de Rumonge pour y apprendre des métiers.




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