Bururi : Des huttes côtoient des villas au chef-lieu de la province


De petites maisons entièrement couvertes de paille appartenant aux Batwa sont érigées à côté des belles maisons en construction au quartier Rumonyi (ex-centre agricole) du centre urbain de Bururi. Ces Batwa refusent toujours de décamper face à une administration déterminée.



Par: Isanganiro , dimanche 27 septembre 2015  à 19 : 43 : 05
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Alors qu’un nommé Bernard Biranyuranwa, un homme d’affaire burundais, vient de clôturer sa parcelle sise au quartier Rumonyi du centre urbain de Bururi, les 24 familles de Batwa qui l’occupaient depuis près d’une vingtaine d’années ont refusé d’abandonner définitivement ce site. Deux d’entre-elles restent même à l’intérieur de la parcelle au moment où d’autres ont érigé des huttes dans les environs. Pendant ce temps, des maisons modernes sont entrain d’y être construites.

Nestor Nijimbere, nouvel administrateur communal de Bururi, dit que cette question qui n’est même pas nouvelle trouvera prochainement solution. Il indique qu’il va rencontrer cette communauté dans l’optique de les convaincre à déménager vers Nyamiyaga en zone Bamba, un site aménagé pour les accueillir mais qu’ils ont toujours refusé arguant que c’est une terre inculte.

Les Batwa rencontrés au chef-lieu de la province Bururi disent qu’ils ne peuvent en aucun cas quitter ce centre urbain. Selon leurs dires, ils sont déjà habitués à la vie urbaine bien différente de celle de Nyamiyaga. Ils extraient en effet du moellon, du sable, du gravier et autres, des activités rapportant facilement entre vingt et quarante milles francs burundais voire plus par jour selon un voisin de ces Batwa. Selon lui, ces Batwa sont même à mesure de se payer un loyer dans certains quartiers du centre urbain de Bururi.

Patrick Congera, représentant en province Bururi l’Association UNIPROBA regroupant les Batwa, dit que ces Batwa du centre urbain de Bururi devront un jour partir. Ils savent en effet qu’ils n’occupent pas leurs propres parcelles, déclare Congera Patrick. Cependant, le minimum est que des maisons d’habitation leur soient construites car le premier projet y relatif a échoué, précise Congera.




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