
Le parti Uprona, deuxième formation de la mouvance, se montre opposé aux menaces de la ministre de la Fonction Publique, Annonciate Sendazirasa, de licencier des fonctionnaires de l’Etat qui tenteraient de se joindre aux syndicats et la société civile ce mardi dans la grève contre la vie chère.
Dans une conférence de presse tenue ce lundi à Bujumbura au siège de ce parti, son président, Dr. Ir. Bonaventure Niyoyankana, précise que « le syndicalisme est reconnu au Burundi».
« Les syndicats sont dans les normes, ils ont envoyé des préavis de grève à l’Inspection du Travail », a déclaré le président du parti Uprona, Dr. Ir.Niyoyankana, lors de cette conférence de presse tenue à la veille d’une manifestation contre la vie chère au Burundi.
En plus, l’Uprona ne comprend pas comment un fonctionnaire serait révoqué suite à une grève, alors que « le travail est un droit et non un privilège ». Il trouve par ailleurs que les syndicalistes sont « protégés par le Code du Travail ».
{{Les causes de la vie chère vues par le parti Uprona}}
Selon le parti Uprona, « la vie chère est une dure réalité » et « le coût de la vie a augmenté très considérablement au Burundi ces derniers jours», tandis que «le pouvoir d’achat de la population s’est gravement dégradé ».
Les causes, de cette situation sont liées à « la corruption quasi généralisée, la mauvaise gouvernance, le clientélisme dans l’accès aux services et aux emplois de l’Etat », selon toujours Bonaventure Niyoyankana, s’exprimant dans une conférence de presse ce matin à Bujumbura.
En plus, les « spéculations liées à l’exportation incontrôlée vers les pays voisins des produits vivriers » comme l’huile de palme, le sucre et même le café. L’Uprona trouve aussi que la hausse des prix du carburant et plus récemment « la hausse impromptue et exorbitante des tarifs de l’eau et d’électricité », sont venues ajouter le drame au drame.
C’est ainsi que ce parti demande à la Regideso de supprimer la mesure de revoir à les prix de l’eau et d’électricité, une mesure, selon l’Uprona « qui fait fi des recommandations formulées par l’Assemblée nationale en juillet 2011».
Toute fois, l’Uprona invite les Organisations Syndicales et la Société civile à éviter d’instrumentaliser la question de l’impôt professionnel sur les rémunérations des mandataires politiques (…) pour ne pas tomber dans dans la manipulation de l’opinion publique, tout en soulignant que ce même parti a les moyens de « presser » pour que le projet de lois imposant les salaires des dignitaires soient analysé et voté par l’Assemblée Nationale.
La semaine dernière, la ministre de la fonction publique, Mme Annonciate Sendazirasa, avait menacé de grande sanction, allant jusqu’au licenciement, des fonctionnaires de l’Etat qui s’associeraient aux syndicats et la société civile pour manifester contre la vie chère, appelant plutôt aux travailleurs de travailler beaucoup et produire beaucoup.
