
490 cas de violation des droits de l’homme et de principes de bonne gouvernance ont été relevés par l’Eglise Catholique de Mai 2011 à février 2012 à travers la Commission Episcopale Justice et Paix dans huit communes des diocèses Bururi, Bujumbura, Ruyigi et Muyinga selon du moins le contenu d’un rapport rendu public le 29 mars 2012 par l’Archevêque de Bujumbura Président de ladite commission .
Selon ce rapport, 124 parmi ces cas concernent les atteintes au droit à la vie.
Les auteurs sont surtout les hommes en uniformes ou les civils souvent sous la couverture de l’administration selon Jean Marie Vianney , Expert en droit de l’homme. Les provinces qui enregistrent plus de cas parmi ces victimes sont Muyinga et Bujumbura, selon toujours ce rapport.
D’autres chapitres des droits de l’homme qui ont été violés concernent surtout la torture physique, l’atteinte au droit à la liberté d’expression, d’opinion, de circulation, d’association et autres qui, à elles seules, se chiffrent à 302 d’après toujours ce rapport.
Un autre chapitre important de cette synthèse est relatif à la violation des principes de bonne gouvernance en occurrence la corruption et les malversations économiques, la mauvaise gestion des biens publics, la non transparence dans la gestion de la commune et autres qui pendant cette période se chiffrent à 82.
L’expert en droit de l’homme, Jean Marie Vianney Kavumbagu et le politologue, Professeur Siméon Barumwete, ont apprécié positivement ce rapport qui, selon eux, reflète l’état de la gouvernance surtout dans l’administration à la base malgré sa petitesse.
Pour le professeur Siméon Barumwete , une telle étude mérite une attention particulière de la part des décideurs politique de ce pays car depuis la chute du mur de Berlin , la bonne gouvernance et la promotion des droits de l’homme sont les portes d’accès pour les aides dans les pays du Sud.
