
«Même les journalistes qui avaient interviewé Ben Laden n’ont pas été traités de terroristes» se sont les propos d’Omar Farouk Osman, Président de la Fédération africaine des Journalistes lors de sa visite à la prison de Muramvya au centre du Burundi en témoignage de solidarité à notre confrère Hassani Ruvakuki.
Omar Farouk a indiqué que notre confrère a été arrêté alors qu’il était sur son service et paradoxalement pour avoir donné la parole à des personnes.
Près d’une vingtaine de journalistes en provenance de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique pour la plupart avaient aussi pris part dans cette visite en faveur de ce journaliste incarcéré depuis plus de 4 mois.
Le chef de cette délégation a indiqué à la presse que ce journaliste est plutôt victime de son métier en donnant des illustrations similaires dans les pays africains pour la plupart. Pour lui, une telle situation inacceptable.
Le président de la Fédération africaine des journalistes a aussi déploré la lenteur dans le traitement de ce dossier par la justice Burundaise. Il a indiqué qu’au regard de la façon dont la justice s’y comporte, des manipulations politiques ne sont pas à douter.
« On connait que Jean Claude Kavumbagu, journaliste Burundais, a subi un traitement similaire pendant beaucoup de temps en prison mais libéré par après sans aucune infraction à sa charge»a-t-il souligné plus d’une fois. Il a demandé à la justice Burundaise de faire le travail qui est le sien le plus vite possible par rapport à ce dossier car, jusqu’à présent il y a anguille sous roche. Il a également dit que la fédération va faire une campagne de plaidoirie pour sa libération.
Le journaliste Hassani Ruvakuki vient de faire plus de 120 jours sous les verrous présumé accusé de participation dans des mouvements terroristes.
