
Les militaires de la mission de maintien de la paix en Somalie, AMISOM, composés de burundais et ougandais séjournent depuis deux jours dans la deuxième ville de la Somalie, Baidoa, dans le souci de remplacer les militaires éthiopiens qui ont chassé les insurgés al Shebab, il y a quelques mois, comme l’indique le Général Audace Nduwumusi, commandant adjoint de l’Amisom.
Joint par téléphone par Isanganiro, Nduwumusi a fait savoir que cette ville sera désormais sous contrôle de l’AMISOM, et plus spécialement des soldats burundais et ougandais. Il a indiqué qu’aucun combat n’est signalé dans cette ville de Baidoa jusqu’aujourd’hui.
Cette ville qui est située à plus de 250Km de Mogadiscio, attend au total 2500 soldats de l’AMISOM, alors que, selon toujours Nduwumusi, les 100 premiers qui sont déjà à Baidoa forment un bataillon précurseur.
Les militaires burundais en Somalie avaient libéré, il y a moins de trois semaines, le district de Danyile, dernier bastion des insurgés qui constitue un dernier stade vers l’extension de leur contrôle vers l’intérieur de la Somalie.
Après la libération de Mogadiscio, l’Amisom s’était donné la mission de chasser des villes importantes de la Somalie les insurgés al Shebab d’où l’arrivée, il y a deux jours, de deux pelotons à Baidoa, comme l’indique le commandement de l’Amisom.
Evoquant des conclusions du Conseil de Sécurité, Audace Nduwumusi a souligné qu’au total, quatre points stratégiques seront occupés par l’AMISOM, composé de 17.731 gardiens de paix, dont la majorité proviendra du Burundi et de l’Ouganda, avant d’agrandir le territoire jusqu’à chasser définitivement les Al Shebab
Il a fait savoir que Mogadiscio sera occupé par 9.571 gardiens de paix d’origine ougandaise et burundaise, Kismayo par au moins 4650 gardiens de paix essentiellement du Kenya et de la Sierra Leone, Baidoa par 2500 soldats issus du Burundi et Ouganda, et enfin Baldwen qui sera occupé par 1000 soldats en provenance des pays comme la Djibouti.
