
« Je les couperais en morceau comme ils ont fait aussi pour ma fille ainée si une fois je les voyais,» ce sont là les propos de la mère d’une fille albinos enlevée dans la maison de son père il y a plus d’une semaine en commune de Kabezi dans la province de Bujumbura rural par des personnes inconnues jusqu’à présent.
Pour le moment sa famille se trouve dans la désolation totale suite à cette mort non moins tragique. Les criminels ont empiété certaines des parties du corps de la victime comme les jambes et les bras avant de prendre par la suite le large.
Mais la principale préoccupation de la famille reste la justice dans ce dossier. La seule piste possible pour le moment est la carte d’identité que l’un des auteurs du crime de la fille a laissé sur les lieux. La famille indique, la mort dans l’âme qu’aucune piste ne profile pour le moment à l’horizon.
Le père de celle-ci a indiqué avec beaucoup d’émotions que cette fille, Chantal Ngendakumana, était extrêmement utile pour la famille notamment dans les activités champêtres.
Le père de Chantal, qui était âgée d’une quinzaine d’année et que l’entourage qualifiée « de proie » de son vivant, vivait dans une insécurité permanente depuis le début de la chasse au albinos au Burundi.
La mort de cette fille porte à 18 le nombre d’albinos tués au Burundi. Certains des auteurs présumés dans ces infractions se sont évadés de la prison. Le représentant de l’association pour la production des albinos au Burundi, Albinos sans frontières parle d’un silencieux génocide des albinos.
