
Huit parmi 14 personnes viennent d’écoper une peine à perpétuité ce mardi 23 mai 2012 suite au jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de dossier sur le meurtre d’Ernest Manirumva. Le ministère public a accusé ces personnes d’auteurs de ce meurtre d’il ya trois ans. Les trois autres accusées par le ministère public de complicité à ce meurtre ont écopé quant à eux d’une peine de servitude pénale de 20 ans. Enfin 3 qui restent accusées ont été condamné à 10 ans de servitude pénale.
Le dossier était attendu depuis plus de trois ans mais la société civile n’a pas été satisfaite de ce jugement parlant de deux poids deux mesures comme le confirme Pierre Claver Mponimpa le président de l’Association pour la Défense et la Promotion des Groits de l’Homme, APPRODH
«Au regard des vices de procédures qui avaient émaillé ce procès, c’est un pire et simple jugement de la honte » dit-il.
Il a indiqué que la prononciation qui était en délibéré depuis plus de deux mois est loin de satisfaire la société civile et même sa famille. Les résultats de la 3eme commission d’enquête ont été relégués à l’écart alors qu’ils contenaient des éléments substantiels de nature à permettre la vérité de voir le jour.
Pour lui, il ya inéluctablement anguilles sous roches dans ce jugement car les gros poissons dans le meurtre d’Ernest Manirumva sont libres de mouvements notamment certaines personnalités du service national des renseignements, SNR et celles de la police. . Il a indiqué qu’APPRODH interjeter appel « Une main politique guidé ce dossier à l’instar de ces autres à caractères politiques raison pour laquelle notre confiance à l’égard de la justice Burundaise s’effrite du jour au lendemain. » a martelé le défenseur des droits de l’homme.
Il a indiqué qu’APPRODH va interjeter appel et s’investir tellement pour que le Burundi puisse ratifier les déclarations relatives à la reconnaissance des plaintes par la cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
