Radio-Télévision Isanganiro

Editorial Isanganiro sur la situation des prix dix jours après la mesure de détaxation du président Nkurunziza


La vie chère qui s’observe dans le monde entier n’a pas épargné le Burundi. Les prix des denrées alimentaires de première nécessité ont passé du simple au double, ce qui a compliqué la vie des citoyens burundais.

La société civile burundaise a dû crier haut et fort jusqu’à grever mais sa voix n’a pas, à ce moment, été entendu. Certaines autorités burundaises s’en sont prises à cette société civile indiquant qu’elle n’est pas habilitée à représenter le peuple. Pourtant les représentants du peuple ne se sont jamais manifestés pendant ces moments difficiles.

L’exécutif burundais a même demandé à ces représentants du peuple de payer l’impôt sur le revenu mais ils ont montré que ce n’est pas leur préoccupation alors que les fonctionnaires, eux, ne cessent de payer l’IPR. Sous d’autres cieux en France comme aux Etats Unis, les riches supportent les pauvres.

Plus tard le chef de l’Etat a fini par entendre et comprendre le cri d’alarme de la population en détresse et de la société civile. C’était le 30 avril de cette année quand il a annoncée la mesure de détaxation de certains produits vivriers, une mesure allant jusqu’au 31 décembre.

Cette mesure est entrée en vigueur voilà déjà 10 jours et un léger mieux s’observe malgré les spéculateurs. Que ça soit sur le marché en mairie de Bujumbura et à l’intérieur du pays, la diminution des prix s’observe sur certains produits comme le riz, le Haricot, la farine et la pomme de terre pour ne citer que ceux là.

Dans le strict respect de cette mesure présidentielle, il revient au ministère du commerce et de l’industrie de décourager les spéculateurs afin que le consommateur n’en soit pas toujours victime.

Il revient au numéro un burundais et à son gouvernement de penser à d’autres alternatives visant à éradiquer la pauvreté car ventre affamé n’a point d’oreille.

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