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Exécutions : Le président de la CNIDH fait un clin d’œil à certain dirigeants


Le président de la Commission Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), Frère Emmanuel Ntakarutima regrette qu’il y ait des dirigeants qui prennent un langage qui ne tranquillise pas.

S’exprimant devant les médias ce matin à Bujumbura, en marge du lancement des activités d’un séminaire de trois jours au Burundi, à l’intention des défenseurs des droits de l’homme, les membres de cette commission en premier lieu, Frère Ntakarutimana s’inscrit en faux contre le langage du Gouverneur de Gitega, il y a quelques jours, sur l’exécution extrajudiciaire d’un certain Juvénal Havyarimana.

Le Gouverneur de Gitega avait qualifié de délinquant le militant du MSD tué il y a quelques jours.

Selon lui, il n’y a pas de raisons de tuer un délinquant, ou quelqu’un qui ne peut pas raisonner comme nous.

« Les dirigeant devraient voir loin, un dirigeant doit être sage. Tuer quelqu’un parce qu’il est délinquant ou se comporte mal est mauvais,» déclare le président de la CNIDH.

Le président du CNIDH souligne que les élections de 2010 ont eu des retombées négatives sur le pays et souligne qu’il y ait de nouveaux standards dans tous ce que les gens disent.

Une année et quelques jours après la prise des fonctions du président de cette commission, les choses semblent avoir évolué à moitié.

Selon Frère Emmanuel Ntakarutimana, il y a eu des consultations et synergie entre la police de la sureté nationale, les membres de la commission des droits de l’homme et même la justice, ce qui a conduit à la libération de plus de 121 personnes incarcérées dans différentes cachots du Burundi, en moins de trois mois.

Cependant, il regrette que le pays n’ait pas encore fait de progrès en avant, dans la lutte contre les exécutions extrajudiciaires.

Ainsi par exemple, éclaire Ntakarutimana, le pays n’a pas encore signé la convention internationale sur la Disparition Forcée, une convention qui empêcherait des exécutions extrajudiciaires qui semblent dicter la règle du jeu ces derniers jours au Burundi.

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