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L’ombudsman enfin réagit


Après un silence assourdissant, l’ombudsman Burundais, Mohamed Rukara, lors de l’ouverture du Bureau de l’ombudsman antenne Nord du Burundi en province de Ngozi ce mardi 19 mai, a indiqué que le blanchiment d’argent qui défraie la chronique depuis deux semaines constitue un gros mensonge à l’égard de sa personne.

Lors de sa visite en Belgique en avril 2012, l’ombudsman Burundais aurait été auditionné par le parquet belge sur l’origine de ses avoirs dans une certaine banque. A son retour au Burundi, cette information a fait des remous au sein de la classe politique Burundaise. Tour à tour les personnes se sont exprimées sur cette audition.

Les défenseurs des droits économiques en particuliers Gabriel Rufyiri , président de l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME et Faustin Ndikumana, de Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le Changemet des Mentalités , Parcem, avaient réclamé sa démission et des actions en justice, non seulement contre lui, mais aussi contre d’autres personnalités responsables de blanchiment d’argent et infractions connexes.

Plus de deux semaines après, l’ombudsman est sorti de son silence enfin lors de sa visite de travail à Ngozi. Mohamed Rukara a indiqué que depuis 1994, il avait un compte de garantie en Belgique.

Il a dit qu’il l’avait même révélé à l’ambassadeur de la Belgique au Burundi. Ce dernier avait d’ailleurs avait pris part à ces cérémonies à Ngozi.

De la part de Mohamed Rukara, seulement 160 milles se trouvent sur son compte de garantie en Belgique.

Les personnes disent que la richesse monétaire de Mohamed Rukara aurait pris naissance avec l’affaire des cahiers ougandais qui , à l’époque a défrayé la chronique.

Selon lui, ces personnes sont loin de savoir les services que Mohamed Rukara a accomplis notamment en Arabie Saoudite. Mohamed Rukara a indiqué qu’il a été journaliste pigiste dans ce pays.

Devant un parterre de quelques diplomates accrédités à Bujumbura et de membres du bureau du parlement et du sénat, il a demandé à l’ambassadeur de la Belgique de faire lui-même des enquêtes pou vérifier de la véracité de ses propos.

Il a indiqué qu’avec ses avoirs, il a pour objectif de continuer à être plus proche de la population burundaise vulnérable en particulier les enfants.

Les mois d’avril et de mai 2012 auront été riches d’intrigues sur sa personne. A son retour de la Belgique au début du mois d’avril 2012, Mohamed Rukara a annoncé, par le biais de son porte-parole, que sa sécurité était en danger. Il avait d’ailleurs dit qu’il allait révéler les noms de ceux qui en voulaient à sa vie .

Hélas, quelques plus tard, à la surprise de plus d’un, il a dit que l’article 5 de cette institution l’oblige à garder des réserves aussi longtemps qu’il est dans les fonctions d’ombudsman.

Aujourd’hui, deux semaines plus tard suite à un scandale de blanchiment d’argent porté contre sa personne, il déclare qu’il n’est pas aussi riche au regard de son parcours.

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