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Criminalité: L’opposition salut l’incarcération de deux agents de la police et du SNR


L’Alliance des Démocrates pour le Changement, ADC –Ikibiri, salue l’arrestation de l’ancien commissaire de police à Gihanga, Guillaume Magorwa, et un agent des services de renseignements, Joseph Sabimana alias Ndomboro sur fond d’exécutions extrajudiciaires.

Selon le porte-parole de l’ADC-Ikibiri, Chauvineau Mugwengezo, la commission d’investigation sur les exécutions extrajudiciaires vient de montrer ces fruits en procédant à cette arrestation.

Cependant, le porte-parole de cette coalition espère un début d’une large campagne d’arrestations des gens impliqués dans des cas d’exécutions extrajudiciaires, car, estime -t-il, ils sont nombreux à être cités dans des cas de crimes pareils mais sans être inquiétés.

« Ils représentent une goutte d’eau dans l’océan », souligne Mugwengezo, insinuant que Magorwa et Sabimana alias Ndomboro ne sont pas les seuls à avoir versé le sang à travers les exécutions extrajudiciaires, d’où la nécessité de continuer les enquêtes.

Ndomboro, agent des renseignements, avait été souvent cité dans des séances de tortures des gens accusés de collaborer avec les groupes armés dans le bistrot connus sous le nom de « Saga Rukoko », situé sur l’axe routier Bujumbura-Bubanza, au nord de la capitale Bujumbura.

Ces deux hommes ont passé la journée de jeudi au parquet de justice de Bujumbura en train de subir un interrogatoire un peu musclé de la commission d’enquête sur les exécutions extrajudiciaires.

Ils étaient accompagnés par certains des ressortissants de cette commune de Gihanga, et les jeunes du parti présidentiel aussi avaient répondu présents, visiblement avec une colère au visage ce jeudi.

Magorwa et Sabimana alias Ndomboro ont franchi la grande porte de la prison centrale de Mpimba ce jeudi soir, après une journée d’audition au parquet de Bujumbura.

Plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires ont été rapportés ces derniers jours au Burundi, et le Conseil de Sécurité avait même parlé de plus de 50 cas, un chiffre pourtant petit selon les organisations politiques de l’opposition, surtout celles de l’ADC-Ikibiri, qui parlaient de plus de 400 cas d’assassinats ciblés des opposants et des exécutions extrajudiciaires.

En juin dernier, le procureur de la république, Valentin Bagorikunda, avait annoncé la mise en place d’une commission d’enquête sur les exécutions extrajudiciaires, soulignant que la commission avait deux mois pour rendre son rapport au procureur.

La même commission avait été chargée de considérer les rapports sur les exécutions extrajudiciaires rendus publics par les organisations nationales ou internationales. Le BNUB avait offert sa main à la commission pour sa collaboration dans les enquêtes.

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