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Combien de Burundais disposent-ils d’un compte bancaire ?



“Un compte en banque ne vaut pas beaucoup de choses. Le gouvernement de Bujumbura devrait mettre la transparence dans le système bancaire afin de permettre à la population de profiter de certains des avantages bancaires,” ce sont les propos d’Audace Bizabishaka, président du Syndicat Général des Commerçants, SYGECO.

Dans une interview avec M. Bizabishaka ce mardi sur le récent rapport de la banque centrale qui montre que près 48000 personnes au Burundi ont accès à un compte bancaire dans une institution financière, soit 12,5% de la population qui devraient en avoir, il a indiqué que certains citoyens ont peur de s’engager à déposer leur argent en banque.

Selon ce rapport qui a été élaboré par la banque de la république du Burundi (BRB) en collaboration avec une association canadienne du nom de Développement international Desjardins, 3,9 millions de Burundais devraient disposer d’un compte en banque parce qu’ils sont adultes, mais curieusement, plus de 3,3 millions en sont exclus.

Le taux de possession d’un compte est cinq fois plus élevé en zones urbaines qu’en zones rurales et les provinces dans lesquelles ce taux est le moins élevé sont Rutana, Karuzi et Ruyigi selon toujours ce rapport.

Le taux de possession d’un compte bancaire varie énormément selon les catégories socioéconomiques, peut-on lire dans ce rapport.

Le taux atteint plus de 87,5% dans chez les salariés de l’Etat, 52,1% chez les salariés du secteur privé, 30,1% chez les commerçants et 5, 3 % chez les exploitants d’une parcelle agricole.

Ce document montre aussi que les femmes ne constituent que 28, 3% de la clientèle des institutions de micro finance. Cette situation est un décalage avec celle observée dans la plupart autres pays où les femmes sont majoritairement représentées dans le secteur des micro-finances, selon toujours ce document.

Ce rapport explique que les principaux obstacles à l’ouverture d’un compte sont entre autre le manque de revenu en argent, l’incapacité à épargner et la difficulté de réunir le montant minimum exigé.

La BRB à travers ce rapport indique que les institutions financières devraient faire davantage d’efforts pour rendre leurs services plus accessibles aux femmes, aux jeunes et aux travailleurs du secteur informel notamment en milieu rural.

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