
Certaines écoles de la Mairie de Bujumbura n’ont pas eu cours ce jeudi parce que les élèves étaient allés accueillir le président de la république du Burundi à son retour de l’Inde, comportement qui n’a pas plu à l’opposition et à la société civile burundaise.
Chauvineau Mugwengezo, porte-parole de l’Alliance Démocratique pour le Changement, ADC-Ikibiri, indique qu’un tel comportement ne diffère pas de celui des dictateurs des époques révolues.
“Un tel comportement est semblable à celui des dictateurs qui ont existé dans des pays comme l’Ouganda et ailleurs”, martèle-t-il.
Il trouve regrettable que, dans un pays aussi pauvre comme le Burundi, les citoyens s’absentent au service. Selon lui, il ya une perte énorme pour le pays suite à cet arrêt des activités.
La société civile burundaise perçoit autrement cet arrêt des cours dans les écoles de la Mairie de Bujumbura.
Selon Pacifique Nininahazwe, Délégué Général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile, FORSC, le fait que le président de la république du Burundi ait été primé est une bonne chose en soi. Cependant, les parents n’avaient pas été contactés pour qu’ils laissent leurs enfants aller s’asseoir sur la route sous un soleil de plomb.
En effet, le président burundais, Pierre Nkurunziza était en Inde dans une visite de travail et devait retourner ce jeudi.
En marge de cette visite, il a reçu un prix de la part d’une Association indienne dénommée Mamta qui participe dans la santé de la mère et de l’enfant depuis 1990. C’est ce prix qui a poussé à la mobilisation de la population en mairie de Bujumbura pour accueillir le président burundais revenu avec un prix.
A cet effet, il était 7 heures de ce jeudi quand les élèves sont partis à pieds de leurs écoles secondaires respectives vers la route menant à l’aéroport international de Bujumbura où le président de la république devait passer, accompagné de certains des membres du gouvernement et des proches du parti au pouvoir.
De l’aéroport au monument des Nations Unies en passant par le quartier industriel, les élèves et certains habitants de la ville de Bujumbura étaient au bord de la route en attendant son retour qui a finalement eu lieu vers 10 heures du matin.
