
La plupart des stations à essence en Mairie de Bujumbura disposent de l’essence à compte-gouttes produit depuis plus de quatre jours. Certaines n’ont même pas ce produit comme nous l’avons remarqué.
L’intérieur du pays n’est pas non plus épargné. A Rumonge une des premières villes du pays , six stations à essence n’en ont pas selon les témoignages sur place.
Selon les témoignages de la population, cette situation laisse libre court à la spéculation car pour accéder à ces différents produits, les propriétaires de véhicules doivent payer plus de 500 francs et plus au marché noir sur une somme de 2050 francs bu normalement exigée par litre d’essence.
Plus d’un s’interroge aujourd’hui sur les mobiles de cette pénurie d’essence au Burundi et se demande si celle-ci ne serait pas motivée par la perte de la valeur de la monnaie locale qui ne cesse d’avoir lieu ces derniers jours en comparaison avec le dollar américain et l’euro. Ce mardi un dollar américain s’échange contre 1520fbu tandis que l’euro s’échange contre de 1980fbu.
La population s’inquiète déjà d’une probable hausse des prix de l’essence ici et là dans le pays et dont les répercutions risquent de peser énormément sur son pouvoir d’achat.
Le directeur général au ministère du commerce, Jérémie Banigwaninzigo, réfute cette allégation. Il a signalé que le gouvernement ne prévoit pas la hausse des prix du carburant actuellement.
Selon lui, il y a eu un petit problème dans le transport de ces produits en Tanzanie. Les bateaux ont eu du mal pour faire arriver ces produits comme prévu au Burundi. « Nous pesons que le d’ici peu le carburant sera disponible,» a t-il souligné
Le nouveau gouverneur de la Banque de la république du Burundi a refusé de s’exprimer sur les causes qui seraient ces derniers jours à la base de l’hyper montée du dollar et de l’euro par rapport à la monnaie Burundaise sous prétexte qu’il avait à faire.
