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RD Congo-Rwanda : Toujours pas de compromis final


Les chefs d’Etats et des Gouvernement de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs, CIRGL, se sont rencontré ce lundi à Kampala pour analyser la situation qui prévaut à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Selon un communiqué rendu public avec la fin de la journée de ce 8 octobre, « le Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi, l’Equipe Militaire d’Evaluation et le Centre conjoint de fusion des Renseignements ont été encourages à poursuivre leurs activités sur terrain. Le Sommet a souhaité qu’à la suite de la Tanzanie, d’autres pays puissent également se prononcer ».

Le sommet semble n’avoir pas vidé toutes les questions en rapport avec l’insécurité à l’Est de la RD Congo, agitée par des groupes armées dont le M23.

Selon les grandes décisions, il y a aussi la gestion des fonds humanitaires pour cette région. « Les Chefs d’ Etat ont décidé de confier la gestion du Fond d’assistance humanitaire à une Agence des Nations Unies (UNOCHA) sous la supervision d‘un comité comprenant le Secrétariat Exécutif de la CIRGL. Le Fond est hébergé dans la succursale de la Banque Commerciale du Kenya à Bujumbura».

Depuis un certain temps, les pays de cette conférence cherchent une solution à la crise après la mutinerie du M23 à l’est de la RD Congo.

D’autres sources de Kampala, où se déroulait la réunion déplorent l’avancée des mutins, vers d’autres villages de la région de Rutshuru, malgré l’interdiction formulée par la CIRGL.

Au moins 4000 militaires seront déployés sur la frontière du Congo et du Rwanda et quatre pays dont l’identité n’est pas été révélée auraient accepté d’envoyer d’autres dans cette mission.

Les Nations Unies, présentes dans cette partie du pays, soutiennent aussi cette initiative de déployer une mission de paix entre le Congo et le Rwanda.

Congo Mikili, journal en ligne, cite le représentant spécial des Nations Unies en RD Congo, Roger Meece : «Nous avons nos personnels sur terrain ainsi qu’un officier envoyé par New-York pour travailler ensemble avec l’équipe et donner le conseil et offrir l’appui logistique».

Depuis un certains temps, le Congo et le Rwanda se regardent comme chien de faïence après la mutinerie du M23, un mouvement rebelle d’obédience tutsi de l’est du Congo, composé des anciens de l’armée congolaise.

Les organisations internationales avaient accusé Kigali d’avoir livré une assistance aux mutins et les pays occidentaux ont même gelé des aides destinées à Kigali.

Le Rwanda avait pourtant rejeté sa présence au Congo, soulignant que son grand voisin le Congo devrait résoudre ses propres problèmes, ce qui n’a pas pourtant convaincu les accusateurs.

Ce quatrième sommet avait vu la participation des leaders suivants: Le Président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, le Président de l’Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, le Président de la République du Soudan du Sud, Salva Kiir. « Ce dernier était venu participer en tant qu’observateur en attendant l’admission de son pays à la CIRGL. Les autres Etats (Angola, la République du Congo, la Centrafrique, le Kenya, la Tanzanie, le Soudan et la Zambie) étaient représentés par les Vices Présidents et ministres », selon le communiqué.

Le président ougandais, Yoweli Museveni, président en exercice de la conférence, devra continuerà faire des lobbyings diplomatiques.

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