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Budget 2013 : Le sénat s’interroge


Les sénateurs burundais estiment que la hausse des taxes pour les produits de la REGIDESO , le téléphone vers l’étranger, les produits pétroliesr et autres, prévue dans le budget de l’Etat exercice 2013 risquent de constituer une entrave pour la réalisations de programmes de développement prévus au cours de cette année.

Au cours des questions orales relatives des sénateurs burundais au ministre des finances lors de l’adoption du projet de loi portant budget de l’Etat exercice 2013 , les sénateurs ont soulevé une série de préoccupations sur celui-ci.

Les réserves en devises dans le trésor de l’Etat vont durer seulement 3 mois et 15 jours alors qu’au minimum elles devraient être disponibles pendant 6 mois.

D’un côté le sénat se demande si aujourd’hui le gouvernement de Bujumbura a un droit de regard sur les devises dont bénéficient les organisations de la société civile puisqu’elles sont acheminées par les bailleurs pour l’intérêt de la population burundaise de prime abord. De l’autre, les sénateurs s’interrogent si le gouvernement parvient à contrôler les services redus par les bureaux de changes ici à Bujumbura.

Le ministre des finances Tabou Abdallah Manirakiza, a dit que les organisations de la société civile et même les particuliers qui ont des comptes en devises ont reçu l’obligation d’ouvrir leurs comptes en devises dans la Banque Centrale d’ici six mois à défaut de quoi les sanctions vont tomber.

Il est prévu la hausse des taxes pour les produits de taxes pour les produits de la GEGIDESO, le téléphone vers l’étranger, les produits pétrolier et autres prévue dans le budget de l’Etat exercice 2013. Et aux sénateurs de s’interroger si cette situation ne risquent elle pas de constituer une entrave pour la réalisation des programmes de développement pour le pays puisque dans le passé cette hausse a toujours été décrié par la population. « Ce ne sont que des prévisions nous aurons le plan B en cas d’échec », a souligné le ministre des finances.

L’autre question qui a retenu l’attention des sénateurs lors de l’analyse et l’adoption de ce projet de loi concerne les dettes du Burundi envers les banques et les institutions parapubliques et privés. De la part des sénateurs, les dettes de l’Etat sont de natures à constituer une entrave pour le développement économique du pays. Le ministre a dit que jusqu’à présent le gouvernement n’a pas de dettes envers les banques mais qu’il doit 300 milliards envers certaines institutions dont la REGIDESO.

Les sénateurs ont parlé de disparités dans le financement des communes des projets par le Fond National d’Investissement Communal, FONIC, qui, cette année 2013, a reçu un fond de plus de 9 milliards de nos francs. Tabou Abdallah Manirakiza a dit cela relève de la politique de décentralisation qui se cherche encore.

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