
« Nous lançons un message pressant au gouvernement. A chaque fois que nous remarquerons une injustice quelque part dans le pays, la société civile ne lassera pas à demander que le droit soit dit », ce sont les propos du président de Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et l’Evolution des Mentalités, PARCEM, Faustin Ndikumana, ce mardi lors d’une manifestation en faveur de la libération du journaliste Hassan Ruvakuki.
Cette marche manifestation avait aussi vu la participation des responsables de la société civile en plus des journalistes. Parmi eux, on peut citer notamment Gabriel Rufyiri de l’Observatoire pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME, le président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture, le président de l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme et des Détenus et d’autres.
Alexandre Niyungeko, président du syndicat UBJ, Union Burundaise des Journalistes,’ a indiqué que l’emprisonnement du journaliste Hassan Ruvakuki viole les textes de loi que le Burundi a ratifiés et d’autres textes de loi qui régissent le pays.
« Nous ne réclamons pas la justice pour Hassan Ruvakuki, mais aussi pour d’autres victimes de parodies de justices dans ce pays, raison pour laquelle nous sommes satisfaits du soutien de certains membres de la société civile », a-t-il souligné.
{{Quand la police est retardataire }}
Contrairement à d’autres marches manifestations pacifiques servant de voie d’expression en faveur de la libération, non seulement du journaliste Hassan Ruvakuki, mais aussi de toutes les victimes de parodie de justice, la police est arrivée sur les lieus avec retard ce mardi , soit près de 30 minutes plus tard .
Certains policiers sont venus en taxi, d’autres dans une camionnette de la police, d’autres encore dans des voitures des responsables de la police pour superviser cette marche manifestation pacifique.« L’information n’aurait pas circulée au sein de la police avant l’heure », ont estimé certains journalistes.
{{Pourquoi Hassan est sous les verrous ?}}
Hassan Ruvakuki est sous les verrous depuis plus d’une année. Son procès a commencé au parquet de Gitega.
La cour d’appel de Gitega a en effet décidé de changer la qualification du jugement contre Hassan Ruvakuki. Le tribunal de grande instance de Cankuzo avait condamné Hassan Ruvakuki à la prison à perpétuité pour « actes de terrorisme ».
La cour d’appel de Gitega a décidé de reformuler le premier jugement le 8 de ce mois. Elle a condamné le journaliste de la radio Bonesha FM et correspondant de RFI en swahili à trois ans de prison ferme pour « s’être rendu coupable dans l’infraction de participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens ».
