
« Plus de la moitié du budget destiné au conseil économique et social risquent d’être consommé par les membres de cette commission si les instances chargées de lutter contre la corruption et les malversations économiques ne réagissent pas dans les meilleurs délais pour freiner ce mouvement » c’est la déclaration de Faustin Ndikumana le président de l’ONG locale Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le changement des Mentalités PARCEM.
Au cours d’une conférence de presse de ce mercredi, Faustin Ndikumana a indiqué que le conseil économique et social a un budget de 178 millions de francs bu. 20 millions sont prévus pour les jetons de présence à 16 des 20 membres du conseil parce qu’ils ne prestent pas à temps plein. Mais il a déploré que les informations à sa disposition montrent plutôt que plus de 60 risquent d’être malheureusement affectés sur cette même rubrique en violation de la loi.
« Imaginez les personnalités qui , normalement, travaillent ailleurs mais déterminées à être doublement payés alors que la loi de 2006 portant mise en place de ce conseil stipule qu’elles reçoivent des jeton de présence après avoir organisé une quelconque activité ». Selon lui, ce budget être utilisé pour consultances et autres afin d’améliorer le contexte économique et social.
Hélas, Faustin Ndikumana déplore le fait qu’il existerait un décret loi qui a légalisé ces traitements salariaux en violations de la constitution. Il demande au parlement et aux autres instances ayant pour mission de lutter contre la corruption et les malversations de tout ne rien ménager que cette situation trouve issue conforme à la constitution de la république du Burundi.
