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La société civile s’inquiète du contenu du projet de loi sur la presse


15 organisations de la société civile estiment que le nouveau projet de loi sur la presse aujourd’hui sur la table du sénat pour adoption risquent d’ouvrir la porte à la corruption et aux malversations économiques au regard de certains des articles qu’il contient mais qui roulent contre la constitution.

Dans une conférence de presse que ces organisations ont animé ce jeudi autour des probables suite de ce projet de loi par rapport à la lutte contre la corruption au Burundi si une fois il venait à être adopté et promulgué respectivement par le sénat et le président de la république, les responsables de ces organisations ont déploré le fait que les burundais n’auront plus droit de connaitre la situation économique du pays sur des sujets d’intérêts publics .

Faustin Ndikumana, le responsable de la Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et l’Evolution des Mentalités, PARCEM a fustigé le fait que les journalistes n’auront plus droit d’enquêter sur les cas de détournement. « Désormais même les citoyens qui oseront critiquer les pratiques de corruptions seront traités de dangereux pour le pays, a-t-il déploré.

Le nouveau délégué général du forum pour le renforcement de la société civile, Vital Nshimirimana a indiqué que les consommateurs de l’information seront privés d’avoir une information de qualité suite à ce projet de loi. Le représentant de Reporter Sans Frontière Division Afrique Pierre Ambroise en appelle à la responsabilité du président de la république.

« Lors de sa visite au en Paris, la communauté internationale a fait part de ses inquiétudes au président de la république par rapport à ce projet de loi, a souligné Pierre Ambroise. Il a dit que les organisations pour la promotion de la presse ont les yeux braques sur Bujumbura.

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