Radio-Télévision Isanganiro

Café : Les petits agriculteurs relégués à l’écart


« Le Burundi visiblement n’avait pas besoin d’une privatisation en marche forcée. Nous demandons que la privatisation de la filière café ait lieu en tenant compte des intérêts des petits agriculteurs. C’est à la banque mondiale que nous nous adressons en premier lieu », c’est le point de vue d’Olivier de Shutter , Rapporteur spécial des Nations- Unies pour le droit à l’alimentation, qui tire la sonnette d’alarme sur la politique de privatisation actuellement en cours dans la filière café au Burundi.

Au cours d’un point de presse qu’il a accordé à la Radio Isanganiro ce samedi, ce rapporteur onusien a déploré le fait que la privatisation de la filière café en cours au Burundi n’intègre pas le chapitre des droits humains.

Selon lui, plus de 80% des revenus des exportations proviennent du café mais les petits agriculteurs de ce produit sont laissés pour comptes. Selon lui, puisque plus de 55% des familles burundaises vivent des revenus de cette culture, la privatisation de cette culture ne devrait pas les reléguer à l’écart.

Olivier de Shutter, rapporteur des Nations- Unies pour le droit à l’alimentation, a aussi déploré le fait la banque mondiale n’ait pas tiré les insuffisances de la politique d’ajustement structurel des années.

«Le rapport de la banque mondiale pendant les années en 2006 sur l’agriculture et l’alimentation ont montré qu’il n’y a pas de véritables développement si la privatisation privilégie les plus offrants au détriment de petits agriculteurs » a-t-il souligné.

Ce rapporteur onusien a indiqué que cette politique de privatisation du café est en train d’avoir lieu sans tenir en considération leurs revendications. Il a dit qu’il envisage contacter les autorités de Bujumbura pour que le Burundi et la banque mondiale pour qu’ils puissent adopter une politique de privatisation de nature à profiter aussi aux petits agriculteurs.

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