
L’ancien secrétaire général du parti au pouvoir estime que le nouveau projet de loi qualifié de liberticide par plus d’un est l’œuvre d’un réseau de 7 personnalités avec à la tête le chef du conseil des sages. Au cours d’une interview qu’il a accordée à la radio Isanganiro à partir de l’étranger contacté par téléphone ce mercredi , Manassé Nzobonimpa a déploré que ce projet de loi vise à faire reculer la pratique du journalisme au Burundi.
Il a dit que les tares que l’on retrouve dans ce nouveau projet de loi ne sont pas une émanation du parti CNDD-FDD mais plutôt une volonté de ce groupe qui ne veut que museler la presse. Selon lui, la promotion de la presse était dans les ambitions du CNDD-FDD depuis2005. Ce projet de loi va plutôt contribuer à détruire le parti CNDD-FDD si les concernés ne prennent pas garde selon toujours ses termes .
L’autre réaction autour de ce projet de loi sur la presse est celle de l’UPRONA, aile de la réhabilitation. L’ancien président de ce parti Jean Baptiste Manwangari jette plutôt le tord sur l’UPRONA de Kumugumya. Il a indiqué que le premier vice président de la république, le parlementaire Bonaventure Niyoyankana et l’actuel ministre de la communication en ont été les cerveaux.
Il a appelé les militants de ce parti à se joindre aux autres citoyens en apposant leurs signatures sur la pétition à travers laquelle les responsables de la presse et les organisations de la société civile demandent au président de la république de ne pas promulguer ce projet de loi. Malgré ces critiques acerbes, le président du parti Uprona, aile de Kumugumya le Pr Charles Nditije a indiqué à la presse que les membres du parti Uprona aujourd’hui ne jouissent pas d’une influence politique de nature à faire changer la donne à présent.
