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Le ramassage des ordures de Cibitoke divise la commune et une association locale


Une trentaine de jeunes de l’Association pour le développement de la commune de Cibitoke (ADCOCI) étaient en sit in ce matin du 19 juillet devant le bureau de la commune urbaine de Cibitoke. Cette association œuvre dans collecte les ordures ménagères dans ce coin de la capitale. A peine lancée hier, ses activités ont été suspendues par l’administrateur de la commune de Cibitoke qui l’a déclaré « illégale ». Dans la foulée, son président, Désiré Uwimana, arrêté, est toujours en détention dans les locaux de la police.

Combinaisons bleues, bottes noires et cache-nez. Ils étaient près d’une trentaine ce matin devant les bureaux de l’administrateur de la commune urbaine de Cibitoke.

Ces jeunes de l’ADCOCI, venus dans leur tenue de travail, dénonçaient la mesure de suspension qui frappe leur association. Selon ses membres, celle-ci œuvrerait dans la collecte des déchets ménagers au sein de cette commune.

Victor Haragiramungu, porte-parole du groupe fait part de son incompréhension. « Je pense que l’administrateur devrait plutôt encourager notre initiative », explique-t-il, indiquant que son association propose ses services de manière gratuite. Il réclame la libération pure et simple du président de l’association, arrêté la veille par la police.

Emmanuel Niyongabo, administrateur de la commune, ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, l’ADCOCI est une structure illégale, explique-t-il pour justifier sa décision. « Cette association ne fait pas partie des structures agréées par la brigade urbaine de la salubrité ». Il évoque ensuite des questions d’ordre pratique. L’organisation n’aurait pas d’endroits où entreposer les immondices. Quant à la question de la gratuité des services proposés mis en avant par l’association, l’administrateur demeure sceptique. Selon lui, l’ADCOCI ferait payer 1000 francs burundais par semaine et par ménage en échange du ramassage des ordures.

L’ADCOCI, qui revendique près de 250 membres, est accusée de perturber les activités de la Coopération technique belge (CTB), qui s’occupait déjà de la collecte des ordures ménagères dans cette commune.

Le dossier de Désiré Uwimana, président de l’association, est toujours en instruction au niveau de la police judiciaire.

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