
Le représentant du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, Parfait Onanga Anyanga a plaidé pour que les pays et organisations partenaires au développement joignent la parole à l’acte par rapport aux promesses qu’ils ont faites lors de la conférence de Genève sur le financement du Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté deuxième génération , CSLP2 en octobre 2013 dans une déclaration rendue publique ce mardi par les Nations Unies .
Parfait Onanga Anyanga a rendu compte de l’état actuel de la démocratie à l’étape mi parcours du mandat du BNUB dans ce pays notamment aux chapitres comme la bonne gouvernance, le processus démocratique, l’état de droit, la sécurité, la justice transitionnelle ou la situation des droits de l’homme. Selon lui ce pays accueille aujourd’hui plus de 50.000 réfugiés de nationalité congolaise et nombreux d’autres burundais de retour d’exil qu’il serait utile de l’aider à sortir de son marasme économique.
Parmi les défis auxquels fait encore face le Burundi figure en premier lieu les problèmes de terres. Selon ce diplomate onusien, la façon dont la CNTB , Commission Nationale des Terres et autres Biens gère les conflits fonciers pose problème particulièrement pour les acquéreurs de 1972.
Le Bureau Nations Unies au Burundi , BNUB a aussi souligné ses inquiétudes par rapport à la continuité des cas de violations des droits de l’homme dont sont surtout imputables les jeunes du parti au pouvoir.
Paul Seger a indiqué qu’il n’est pas encore temps d’abandonner le Burundi , un pays sous seuil de pauvreté . « La bonne gouvernance, si chère à nombre de partenaires du Burundi, est au centre de toute l’action gouvernementale », a-t-il affirmé en demandant encore le respect des droits de l’homme dans ce pays.
Les remous contre la nouvelle loi sur la presse ainsi que par la Commission Terre et autres Biens, sont le fruit d’une « exploitation médiatique négative » selon la représentation gouvernementale.
