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La société civile burundaise est en deuil


Solange Habonimana responsable du service plaidoyer au Forum pour le Renforcement de la Socitété Civile depuis 2008 a été enterrée ce vendredi à Bujumbura. La société civile vient de perdre une femme d’exception selon certains membres de la société civile Burundaise. Qu’est ce qui aura marqué celle que Neela Ghoshal , l’ancienne représentante de l’Organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch appelle « Femme au cœur d’or » ?

Détentrice d’un diplôme de licence en langue et littératures anglaises, Solange Habonimana était connu pour son implication dans la défense des droits des défenseurs des droits de l’homme. Elle avait surtout aidé la plus part des journalistes, acteurs de la société civile et autres citoyens dont leurs vies étaient en dangers pour s’être impliqués dans la défense des droits humains surtout entre 2009 et 2011 suite au contexte politique de cette époque.

Elle avait fait de la campagne « justice pour feu Ernest Manirumva », l’ancien vice président de l’Observatoire pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations économiques, la sienne. Sobre, patiente et surtout travailleur boulimique, Solange Habonimana avait cette qualité d’écouter tout le monde. Elle avait reçu un prix de la part de l’Université de Gent pour son implication dans la défense des droits des défenseurs des droits humains. Elle avait été à la tête du l’Organisation Non Gouvernementale Collectif des Associations et ONG féminines du Burundi entre 2004 et 2008 et au ministère des relations extérieurs pendant 18 ans.

Elle est victime d’une mort inopinée comme sa tante Ntahiraja Pétronille il ya moins de 6 mois. Cette dernière avait fondé l’association Abana Makamba , une organisation de la société civile qui s’implique dans l’éducation des enfants vulnérables et la défense des droits de la femme. Tous les deux respiraient l’humanité selon les observateurs.

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