Radio-Télévision Isanganiro

Revue de la presse du 21 septembre 2013


Rwasa n’est pas seul, écrit l’hebdomadaire {Iwacu} dans un éditorial, faisant un regard sur la justice.

S’il y a une qualité qu’il faut reconnaître à notre justice, c’est sa capacité à sélectionner les criminels à poursuivre, cette amnésie de certains épisodes et acteurs de nos tragédies. Pourquoi Gatumba et oublier Bugendana, Buta, Teza etc. Et l’on pourrait même remonter plus loin dans notre triste histoire. {Iwacu} parle de 1993, 1988, 1972, 1976 … la liste est loin d’être exhaustive malheureusement.

L’hebdomadaire {Iwacu} parle de crimes froids, de crimes hallucinants. A Buta par exemple, il fait le constat d’un crime gratuit qui a fait 40 séminaristes tués. Aucune pitié pour les déplacés de Bugendana où 648 personnes ont été massacrées. Et à Gatumba, une attaque rebelle fait 166 morts et 116 blessés ; tous des congolais banyamulenge. Et à l’hebdomadaire de s’interroger dans le grand titre : des massacres, un seul coupable ?

L’acharnement envers le leader des Fnl, qui n’est pas un enfant de chœur, cache mal la volonté de le mettre hors compétition politique. Et pourtant, écrit l’hebdomadaire, le pouvoir, peut-être pour plaire la communauté internationale, claironnait que tous les exilés politiques avaient leur place dans leur patrie.

Le journal {Ijambo} écrit sur le virus de l’intolérance.

Elle est de retour. Plus on approche les élections de 2015, plus cette intolérance s’accentue. Comme dans beaucoup de pays africains, la période électorale est devenue un moment de violence par excellence. L’hebdomadaire insiste les drapeaux des partis politiques qui sont arrachés par leurs adversaires.

Les drapeaux ne sont que des symboles. Mais le vol systématique de ces symboles est, selon ce journal, une manière de dire à l’adversaire: disparaissez, ici c’est mon territoire. Or, dans une démocratie, le territoire est pour tous.

En page éducation, l’agence burundaise de presse ({ABP}) revient sur l’ouverture solennelle de l’année scolaire 2013-2014 et le lancement officiel de l’école fondamentale. Ce lancement a eu lieu en mairie de Bujumbura.

C’est là où le maire de la ville a fait savoir que la capitale Bujumbura avait compté construire 184 classes faisant offices d’écoles fondamentales. Mais parmi elles, 111 sont déjà terminées tandis que 73 sont encore en cours de construction.

Dans le domaine de l’environnement, les constructions illicites au bord du Lac Tanganyika constituent un danger pour les animaux aquatiques.

Le quotidien gouvernemental {Le Renouveau du Burundi} écrit que certaines constructions sont érigées au bord de ce lac en violation des normes environnementales. Cela constitue une violation de la loi qui exige une distance d’au moins 150 mètres entre l’infrastructure et le lac.

Il n’est pas exclu que certaines d’entre elles, précise le quotidien gouvernemental, nuisent à la santé des animaux aquatiques. C’est le cas des lieux d’aisance construits au bord du lac, de même que les étables. {Le Renouveau du Burund}i trouve que les gens devraient respecter l’environnement tout en sachant que l’eau est une richesse incomparable.

Le même quotidien gouvernemental, {Le Renouveau du Burundi}, prône pour la créativité afin de joindre les deux bouts du mois. La femme au foyer est interpelée.

En dehors des travaux ménagers, la femme au foyer devrait chercher un petit commerce à pratiquer pour aider son mari à nouer les deux bouts du mois. La vie étant devenue chère, soutien le quotidien gouvernemental, il lui faut être créative et savoir qu’il n’y a pas de sot métier.

Les mariages éphémères à la pelle à Bujumbura. Le journal {Iwacu} écrit ici sur le divorce qui semble aujourd’hui se normaliser dans la capitale burundaise.

La vice-présidente du tribunal de Rohero raconte que sur 104 mariages enregistrés entre janvier et septembre 2013, on a déjà prononcé 13 divorces. Dans la commune Kinindo, le président du tribunal de Rohero fait le même constat. « C’est une situation de plus en plus fréquente chez les jeunes de Bujumbura, entre 20 et 35 ans. Peut-être que c’est dû à l’occidentalisation ».

L’agence {Net Press} écrit sur une femme kenyane qui a été épousée légalement par deux hommes.

C’est une femme de Mombasa qui a convolé en justes noces en mai dernier devant l’autorité municipale. Le mariage est intervenu après une longue période où cette femme entretenait une liaison secrète et séparée avec chacun de ces deux messieurs, l’un à l’insu de l’autre.

Ils l’ont finalement épousée se convenant que chacun la garderait chez lui pendant un mois et l’autre pendant le mois suivant. Mais ce mariage vient d’être cassé. L’une des causes est que l’un des deux n’a pas été capable de respecter la convention en dépassant les 30 jours prévus par le contrat de mariage.

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