Radio-Télévision Isanganiro

Revue de la presse du 28 septmebre 2013


Le journal {Iwacu} revient sur le carnage de Nairobi et se demande si le prix à payer n’est pas trop élevé. Déjà au Kenya on s’interroge selon l’hebdomadaire : la Somalie, cet État défaillant, mérite-t-elle que l’on meure encore pour elle ?

Le risque est tellement grand que plusieurs pays occidentaux, les États Unis en tête, échaudés par le bourbier, préfèrent d’ailleurs sous-traiter la guerre. C’est ainsi que les Burundais et d’autre pays se retrouvent en Somalie, et de ce fait, s’exposent à la vindicte des terroristes dont on a vu ce dont ils sont capables. Nous avons le droit de savoir ce que le Burundi gagne à être en Somalie, soutient {Iwacu}.

Les cartes doivent être redistribuées. L’engagement de nos pays en Somalie doit être repensé. Au Kenya par ailleurs, écrit {Iwacu}, plusieurs citoyens disent qu’ils ont l’impression que certains financent la guerre, d’autre la font et récoltent la fureur des Somaliens.

Et au journal {Ijambo} de s’interroger : que doit faire le Burundi pour se prémunir contre une attaque des Islamistes El shabbabs.

Cette question se trouve sur toutes les lèvres aussi celles des plus hautes autorités politiques et sécuritaires du pays que celles des Burundais moyens qui pourraient être les premiers à payer le prix fort d’une telle éventualité très effrayante car de telles attaques terroristes visent les endroits à plus fortes concentration humaine tel que le marchés, les gares routières, les salles de réunions ou même les Églises, afin de faire le plus grand nombre de victimes.

Contester le futur mandat de Pierre Nkurunziza ne suffit pas, titre encore le journal {Ijambo} dans un éditorial.

Plus l’opposition se focalisera sur le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, plus elle perdra de vue les préoccupations de la population à savoir la pauvreté, le chômage, la famine, etc. C’est à ces préoccupations du peuple que les détenteurs du pouvoir et ceux qui veulent le conquérir devraient s’atteler et trouver le remède.

Le journal {Iwacu} écrit aussi sur un possible départ d’Edouard Nduwimana une probable restitution du parti Fnl à Agathon Rwasa.

Le ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana serait sur la touche. Nous ne faisons que citer l’hebdomadaire {Iwacu} qui précise qu’il pourrait laisser son portefeuille à un autre qui aura entre autres charges de mettre en exécution la feuille de route convenue à Kayanza, notamment en sa clause qui prévoit de travailler pour la réunification des différentes ailes des partis politiques de l’opposition.

Agathon Rwasa dénonce un nième complot contre lui, affirmant que depuis sa réapparition publique le 06 août, il ne cesse de faire l’objet de montages.

A travers le journal {Iwacu}, il dit être au courant du plan du Service National de Renseignement (SNR) qui compterait sur plus d’une vingtaine de combattants en provenance de la RDC pour l’accuser d’entretenir une rébellion. Il soutient que le laboratoire du pouvoir reste opérationnel.

Mais le porte parole du service national de renseignements rejette les accusations portées contre son institution, tout en rassurant Agathon Rwasa : les services secrets n’ont pas de dossiers contre lui.

Le bimensuel {Net Press} classe le Burundi mauvais champion de la gouvernance économique, judiciaire et sociale.

Alors que sous Buyoya premier, le Burundi était crédité d’être un État excellent gestionnaire avec un Gérard Nibigira, ministre des finances nominé par la légion d’honneur française pour ses performances technocrates. Depuis lors, le pays ravagé par la guerre ne cesse de descendre ses abysses malgré la cessation en basse intensité du conflit.

Le Burundi vient d’être indexé dernier dans le rapport de la Banque mondiale sur la compétitivité économique. Les chiffres sont parlants à propos de l’indice du développement humain. Il tient le 185è rang sur les 187 économies considérées dans cette étude.

Dans la rubrique « Ils ont dit », l’hebdomadaire {Iwacu} revient sur les propos tenus par l’ancien président burundais Sylvestre Ntibantunganya, l’uproniste Tatien Sibomana et Léonce Ngendakumna, président de l’Adc-Ikibiri.

« Non et non », œil pour œil, dit Sylvestre Ntibantunganya, ce n’est pas une instruction qu’il faut donner à la jeunesse. C’est une démarche porteuse de danger et il ne faut pas que la jeunesse se laisse entraîner comme les moutons de Panurge.

Tatien Sibomana soutient que le parti Uprona ne mérite pas les représentants qu’il a aujourd’hui compte tenu des valeurs et mérites. Toucher les salaires et se taire au détriment de son peuple, ce n’est pas ça que le Prince Louis Rwagasore prônait.

Le président de l’ADC-Ikibiri estime que le parti Cndd-Fdd va causer des ennuis au ministre Nduwimana. Il dit : A la décision du ministre de l’intérieur sur le rétablissement de l’ordre dans l’implantation des drapeaux des partis politiques, nous lui souhaitons bonne chance.

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