
L’Office Burundais des Recettes en collaboration avec la police en Mairie de Bujumbura ont ouvert près de 200 stands du marché chez Sion ce samedi très tôt le matin à l’insu des propriétaires et ont porté les biens qui s’y trouvaient. Sans plus de précisions, elles disent qu’au moins 4 véhicules de type Fuso ont quitté le marché avec à bord des caisses de pagnes.
Cette opération qui a eu lieu en catimini laisse dans le désarroi ces femmes. Elles sont pour le moment dépourvu de tout comme elles le disent parce qu’elles étaient pour la plupart victimes de l’incendie du marché de Bujumbura. Les cris de douleurs, les gémissements et surtout les inquiétudes envers le lendemain étaient certaines des lamentations de ces personnes. Elles déplorent aussi de l’absence d’attention à leurs préoccupations.
Dans l’après midi de ce samedi certaines de ces femmes sont allées faire un sit in devant les locaux abritant les Nations Unies au Burundi pour exprimer leur mécontentement envers Bujumbura insensibles à leurs revendications au moment où la pauvreté fait des ravages dans ce pays.
Pour Audace Bizabishaka, c’est malheureux de constater que les policiers et les agents de l’OBR aient perquisitionné tous les pagnes à l’insu des propriétaires et au moment les discussions en cours sur les probables fraudes n’avaient pas encore terminé. Le moins était qu’ils en soient avertis.
Ces femmes en général étaient présumées fraudeuses des pagnes. Avant de faire arriver leurs biens au marché chez Sion, elles ont effectivement dit qu’elles corrompent les policiers et les agents de l’OBR. Ces stands venaient de passer trois semaines fermées.
