
Sept accusés dans l’agression contre un étudiant burundais Yannick Nihangaza viennent d’être condamnés à dix ans de prison ferme et payer une amande de 20.000 Roupie Indienne (soit 500.000Fbu) chacun, selon une information de NDTV, un média indien.
Parmi les coupables, il y a le fils d’un ancien officier de la police de Punjab, Romi Uppal dont le père est mort quelques jours après l’incident d’une crise cardiaque, suite au « comportement inadéquat de son fils », commentait un professeur de l’une des universités de New Delhi, il y a 17 mois.
« Les accusés sont condamnés à 10 ans de prison ferme et une amande de 20.000 roupie chacun ; s’il y a un qui échoue à payer cette amande, il devra ajouter deux ans de plus », le juge Mandeep Sachdeva a déclaré à la presse indienne ce vendredi matin.
Bien que la défense ne semble pas être satisfaite par le verdict, les médias indiens soulignent qu’après l’incident, des diplomates burundais basés à New Dheli se sont personnellement engagés dans cette affaire. Ainsi, l’Ambassadeur du Burundi en Inde, Aloys Rubuka a multiplié des lobbyings ces derniers mois et a rencontré pas mal d’autorités indiennes pour le dénouement heureux de l’affaire de Nihangaza.
{{« Dix ans seulement ? »}}
La famille de Yannick Nihangaza n’est pas favorable au verdict, qui, selon elle, semble être légère. « Seulement dix ans ? » s’interroge le père de Yannick Ntibateganya, père de Nihangaza ce matin, après avoir entendu le jugement.
« Je ne suis pas un juge qui connait la loi. Mais que serait la punition de celui qui a presque tué un jeune de vingt-quatre ans (…), seulement dix ans ? ça aurait été au moins une peine de mort », a raconté le père de Yannick fâché contre le jugement.
Interrogé par The Times of India, un autre média indien et qui a suivi de près l’affaire, Nestor dit que « ce groupe a presque tué » son fils bien qu’il accepte qu’il ne peut pas « faire des commentaires sur des lois d’une autre nation ».
La famille de ce jeune étudiant dont l’avenir est incertain souligne que les chances de voir Nihangaza encore en vie sont limitées. Il a annoncé qu’il est « difficile de le faire revenir au Burundi » et ses frères ont été obligés d’aller en Inde pour le faire des adieux, raconte Times of India, citant Nestor Ntibateganya.
Nestor Ntibateganya souligne que même la police n’a pas réussi à arrêter certains membres de ce groupe qui ne sont pas encore jugés.
Entre temps, l’avocat de la famille de Yannick Nihangaza planifierait déjà aller en appel contre ce verdict.
La famille de la victime n’a pas encore eu d’aide pour pouvoir faire face aux factures de l’hôpital dans lequel Yannick est hospitalisé depuis 18 mois. Seule une enveloppe de 500.000 roupie indienne (soit 8.143 dollars ou roupie 12.540. 000 FBU) aurait été donné à cette famille.
Nihangza, un jeune burundais, actuellement de 24 ans a été hospitalisé en Inde après qu’un groupe de jeunes indiens l’ont tabassé jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Il vient de passer 18 mois dans un état de coma et deux des 9 agresseurs n’ont pas encore été arrêtés.
