
La constitution du Burundi n’autorise à personne de l’abroger, mais donne plutôt le pouvoir de la réviser ou de l’amender, c’est ce que déclare Isidore Rufyikiri, bâtonnier de Bujumbura. Dans une conférence de presse animée ce mardi, Me Rufyikiri a indiqué que même pour la retoucher, il doit y avoir un accord de toutes les parties. Il indique que la modification de cette constitution telle que faite par le gouvernement ne vise qu’à protéger ceux qui vont être poursuivis par la justice une fois qu’ils ne seraient plus au pouvoir.
De sa part, le parti Mouvement pour la Solidarité et le Développement, MSD, d’Alexis Sinduhije, demande au 1er Vice-président de la république d’arrêter la procédure en cours de modification de la constitution et d’inviter tous les acteurs politiques, de la société civile et des confessions religieuses les plus représentatives, à participer dans un débat sur la révision de ladite constitution.
Des voix s’élèvent contre l’abrogation de la constitution
