
Le président du barreau de Bujumbura, Me Isidore Rufyikiri, compte saisir les juridictions internationales si une fois le pouvoir persiste à abroger la constitution.
Au cours d’une conférence de presse de ce mardi, le président du Barreau de Bujumbura n’est passé par quatre chemins par rapport à l’abrogation de la constitution de la constitution déjà annoncée par le pouvoir de Bujumbura.
En plaidant pour les deux mandats de Pierre Nkurunziza dans ces innovations à apporter à la constitution, il a indiqué que le pouvoir veut couvrir par la loi toutes les personnes impliquées dans les dossiers qui ont fait la chronique des médias ces dernières années à savoir les exécutions extrajudiciaires, les détournements des biens de l’Etat et d’autres crimes.
Pour le Barreau de Bujumbura, il y a inéluctablement anguille sous roches puisque l’actuelle constitution est le fruit des négociations houleuses entre les burundais, raisons pour laquelle son amendement ou sa révision sans concertations seraient significatives de coup d’Etat constitutionnel.
Jusqu’à présent le pouvoir de Bujumbura ne s’est pas clairement exprimé sur les amendements multiples qui seraient à apporter à la constitution. Beaucoup d’organisations politiques tel certains partis politiques, la société civile et autres se sont déjà inscrits en faux contre ce projet de d’abrogation de la constitution.
Un professeur d’université , Dr Didace Kiganahe aurait servi de consultant pour faire ce projet de révision de la constitution.
