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L’ADC-Ikibiri “divisé”, le pouvoir pointé du doigt


Plus d’une centaine de personnes viennent de former l’Alliance pour la Paix, la Démocratie et la Réconciliation pour se désolidariser des responsables à l’échelle nationale de l’Alliance Démocratique pour le Changement (ADC-Ikibiri) dont elles réclament membres. Le nouveau patron de cette organisation politique des membres de l’ADC est Aimable Bakundukize, un ancien élève du Lycée Musema (Kayanza).

Tout a commencé en effet vers 10 heures 30 minutes de ce jeudi. Des jeunes pour la plupart sont venus participer dans une conférence de presse de l’ADC groupe par groupe. Une voiture immatriculée C0728A à bord duquel se trouvaient les nouveaux patrons de l’APDR (une autre version de l’ADC-Ikibiri) a amené les tricots et les drapeaux des couleurs des partis politiques de l’ADC Ikibiri.

Visiblement, ces tricots ont été distribués sans considérations de partis politiques d’origines de ces membres. Une des filles a refusé de mettre un tricot aux couleurs du parti FNL. Elle a cherché celui du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) mais en vain avant de se contenter de celui de l’Union pour la Paix et le Développement (UPD) la mort dans l’âme.

D’autres n’ont pas hésité de cacher leurs visages pendant que les journalistes prenaient des photos des participants à cette conférence de presse. Certains regardaient derrière, d’autres tournaient la tête carrément au vus des caméras de la télévision.

{{L’ADC-Ikibiri, frein au développement }}

Aimable Bakundukize, le nouveau patron de l’APDR est sans équivoque : 6 provinces sur les 17 qui composent le Burundi viennent de se désolidariser de Léonce Ngendakumana et de ses proches qui ne souhaitent pas le développement du pays. Il a dit que ces derniers ont depuis les élections de 2010 empêché aux burundais de faire les travaux communautaires.

Son secrétaire général a abordé dans le même cheminement. Il a indiqué qu’ils ne quittaient pas les partis regroupés au sein de l’ADC mais qu’ils veulent amener les membres de cette coalition à travers le pays à rejoindre les autres personnes à la reconstruction de ce pays. « Nous attendons l’agreement de la part du ministère de l‘intérieur », a-t-il souligné.

{{L’opposition crie à un montage}}

Après avoir appris la création d’un groupe qui se réclame lié aux partis de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) Léonce Ngendakumana cri au scandale.

Selon lui, les gens qui ont déclaré être membres de cette coalition « ne sont que des jeunes du parti au pouvoir» sans doute des « jeunes Imbonerakure manipulés ». Ngendakumana explique que ce n’est pas la première fois que des cas de dissension soient encouragé par le pouvoir.

« Nous avons appris cela et nous avons envoyé des émissaires » souligne Ngendakumana, président de la coalition de l’opposition ADC-Ikibiri.

« Que le gouvernement appelle l’ADC-Ikibiri pour un dialogue. Ils ont tenté par plusieurs voies à nous détruire mais en vain » appelle Ngendakumana, ajoutant que sa coalition ne reconnait pas les jeunes qui ont décidé de se séparer des leaders de l’opposition. Ces jeunes, selon lui, ne sont pas membres d’aucun parti sur les neuf qui composent l’alliance.

Montage ou pas, les initiateurs de ce mouvement avaient eu un groupe de policiers pour la sécurité, et certaines des autorités de la commune Ngagara étaient aussi présentes, selon notre constat. A la fin de la conférence de presse, tous les membres de ce courant ont signé sur une liste, et les uns affirmaient attendre leur perdiem.

{{Risque de violences }}

Au moment où les deux groupes se lancaient des injures devant le bistrot de Ngagar qui abritait la conférence, certains des membres de l’ADC-Ikibiri disaient que Bakundukize est « connu pour avoir été membre du parti CNDDFDD depuis son lycée de Musema ».

« Qu’il nous dise quand et dans quelles circonstances il s’est retrouvé au parti UPD Zigamibanga », un parti dont il portait le foulard et la casquette lors de cette conférence ; a lancé un jeune devant le portail du bistrot.

A l’extérieur de la salle de conférence de presse, plus de 50 personnes membres de l’ADC ont été empêchés d’entrer dans la salle par la police en collaboration avec certains de ces jeunes.

« Qui vous a donné l’autorisation de convoquer une telle rencontre ? Comment se fait il que vous ayez organisé pareille activité au nom de l’ADC dont vous n’êtes pas membres » ont martelé ces personnes qui n’ont pas eu droit à entrer dans la salle.

Les membres de l’ADC-Ikibiri présents sur place et ceux de ce groupe ont failli s’entrer dedans. Certains des « dissidents » ont même eu des coups des fidèles de l’opposition visiblement fâchés.

Selon notre constat sur place, ce groupe de l’ADC-Ikibiri, est entré en collision avec ces jeunes qui disent se désolidariser de l’ADC-Ikibiri et il y a eu même des blessés. La police elle, a été dépassée par ce qui se passait. Un journaliste de la Radio Télévision Nationale, dépassé par ce qu’il voyait a décidé de se mettre entre ceux qui se battaient pour éviter le pire.

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