
« Le président de la république actuelle a déjà été élu deux fois par le peuple Burundais. Les articles 7 et 8 de la loi fondamentale se complètent et montrent bel et bien que Pierre Nkurunziza ne devrait pas se porter candidat en 2015. Ces articles montent sans fard ni exotisme que l’élection au suffrage universelle direct et l’élection au suffrage universel indirect signifient tous les deux des mandats » ce sont les propos de Frédéric Bamvuginyumvira.
Pour Frédéric Bamvuginyumvira le référendum qui avait été évoqué par certains acteurs politiques comme possibilité pour que Pierre Nkurunziza soit encore une fois candidat à sa propre succession n’a plus sa raison d’être. Désormais l’article 7 stipule que la souveraineté relève uniquement du peuple de la volonté du peuple et qu’ aucun parti politique ne peut s’en réclamer. Celle-ci peut être exercée soit directement soit indirectement, souligne t il .
Aussi longtemps qu’à partir de l’article 8 de la loi fondamentale, il n’y a aucune différence entre l’élection à la forme universelle indirecte et indirecte, l’on ne devrait pas tellement polémiquer autour de la candidature de Pierre Nkurunziza selon lui.
Personne d’autre à part le premier vice président de la république lors de l’ouverture de l’atelier des acteurs politiques pour la préparation des élections de 2015 n’avait encore évoqué ces deux articles.
La polémique était telle que chaque homme politique burundais évoquait uniquement les articles 299 qui concernent la mise en cause des accords d’Arusha pour parler à propos du probable mandat de Pierre Nkurunziza si une fois il venait à se présenter aux élections en 2015. La polémiqué a duré les deux mois qui viennent de s’écouler. Jusqu’à présent, le projet de loi sur la constitution se trouve sur la table du parlement. Les articles à amender restent un secret malgré tout.
