Radio-Télévision Isanganiro

UB : Peut -être vers la fin de la crise au sein des enseignants


« L’inspection générale de l’Etat a décidé de jouer le rôle d’arbitre entre le corps syndical et le ministère de tutelle. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de sursoir à la grève », ce sont les propos de Pascal Kakana , président du Syndicat des Enseignants de l’Université du Burundi, SEUB .

Au cours d’une interview qu’il accordée à la Radio Isanganiro ce mardi, ce professeur a indiqué que puisque chaque camp reste campé sur sa position, cette inspection a accepté de concilier les points de divergence sur l’engagement des enseignants assistant et maîtres assistants qui fait objet de polémique.

Selon Pascal Kakana, même si ce corps syndical a accepté de faire preuve de patience depuis le 16 de ce mois, rien ne justifie pas du tout qu’ils ne vont pas faire cette grève et c’est la raison pour laquelle ce syndicat demande aux autorités concernées d’honorer cet engagement.

Les divergences de vue autour de l’engagement des 45 enseignants datent de plus de trois mois. Sous l’aval du ministre de tutelle, l’Université du Burundi a procédé au recrutement des assistants et maîtres assistants.

Pascal Butore, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avait justifié l’engagement de ces enseignants. Il a dit qu’il n’a fait que mettre en application la loi de 2012 régissant le fonctionnement de l’Université du Burundi.

Il avait dit en outre qu’en accordant l’emploi à ces personnes, il avait aussi mis en application l’inclusion qui est aussi une valeur dans une université nationale. Selon lui, certaines provinces du pays ont été écartées de cette université tout au long de l’histoire du Burundi, qu’il serait salutaire pour lui d’insérer l’inclusion parmi les critères de d’engagements à l’Université du Burundi. Cependant, le ministre dont il est question ici a dit que les compétences scientifiques ont aussi eu une place de choix dans ce recrutement.

De sa part le président du syndicat SEUB ne passe pas par quatre chemins pour s’inscrire en faux contre les propos du ministre Butore Pascal.

“Les doyens n’ont pas été consultés alors que cela est prévu par la loi régissant l’Université,” dit-il.

“La plupart de ces enseignants sont proches du ministre de tutelles et surtout du parti au pouvoir.

“La mention exigée pour ces recrutements n’a pas été objective parce que la note que la plupart de ces personnes ont obtenue n’est pas claire sur dossiers de recrutement,” selon Pascal Kakana.

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