
Les commerçants victimes de l’incendie du marché central de Bujumbura accusent le gouvernement d’avoir manqué à ses engagements en se gardant d’assister les anciens commerçants dont les stands ont pris feu.
Au cours d’une rencontre synonyme de jérémiade de ces commerçants ce lundi à Bujumbura qu’ils ont eu avec le Syndicat Général des Commerçants, une année jour après jour après l’incendie, ces commerçants se sont vigoureusement pris contre le gouvernement.
Selon eux, la deuxième vice- présidence de la république, même si elle avait promis de s’investir pour trouver un endroit dans lequel ces commerçants pouvait continuer à travailler, elle n’a pas honoré cet engagement parce que la plupart d’entre eux se trouvent aujourd’hui dans la rue.
Le même syndicat regrette aussi de l’absence de dialogue social qui avait pourtant été la promesse du deuxième vice-président de la république du Burundi, Gervais Rufyikiri. Audace Bizabishatse, président du Sygeco, a indiqué que ce syndicat n’a pas reçu de rapport d’activité de la part d’une commission mise sur pied par la deuxième vice présidence de la république pour trouver une issue aux problèmes qui minaient et minent encore les commerçants victimes de l’incendie du marché.
« Le Sygeco est prêt à porter plainte contre les organisations micro financières qui ont reçu des dons pour appuyer les victimes de l’incendie, mais qui se sont gardées de le faire », a-t-il dit en citant notamment Turame, une des micro finances dans ce pays pour illustration. Le président de Sygeco a indiqué que d’autres organisations comme Burundi Bwacu ont plutôt accordée 100.000 à certaines des victimes de l’incendie du marché de Bujumbura à l’insu du Sygeco qui est pourtant l’organe habilitée pour la représentation des victimes de l’incendie de Bujumbura.
Pour ces commerçants, la seule possibilité de survie est la création d’un fond de mutualité. Certains des plus de 3 milles commerçants qui exerçaient au marché central de Bujumbura se sont convenus de déposer dans cette micro finance 20 milles francs mensuellement dans cette caisse de mutualité. Ils espèrent qu’avec ce fond ils pourront demander un soutien financier aux bienfaiteurs.
L’administrateur communal de Kinindo a voulu empêcher le déroulement de cette rencontre dans laquelle certaines femmes en particulier n’ont pas maqué de verser les larmes au moment où ils regardaient un petit film relatant l’incendie du marché de Bujumbura. Un important dispositif de sécurité avait été mis sur pied pour empêcher déroulement de cette rencontre. Heureusement ou malheureusement, ces éléments de sécurité sont arrivés sur place tardivement.
