Radio-Télévision Isanganiro

Des ténors du Frodebu dans un plan de division de l’ADC-Ikibiri


L’opposition burundaise réunie au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement ADC-Ikibiri dit être au courant qu’un plan de déstabilisation de cette alliance serait conçu par le pouvoir, selon Léonce Ngendakumana, qui s’exprimait dans une conférence de presse.

« Ce n’est pas la première fois que cette coalition soit visée » a rappelé Léonce Ngendakumana, qui, dans la conférence de presse, a annoncé que cette fois, « le pouvoir semble avoir changé de tactiques ».

« Nous l’avons appris comme vous aussi, il y aurait un plan de déstabilisation de l’ADC-Ikibiri. Mais cette fois-ci, il s’agit surtout des membres du Frodebu qui seraient impliqués » ou utilisés dans ce plan, a éclairé Ngendakumana.

Selon lui, il y aurait même une réunion clandestine qui aurait eu lieu dans un endroit clandestin, mais a rassuré que « la situation est sous contrôle ».

Ngendakumana dit avoir parlé avec ceux qui sont accusés, mais les concernés l’ont nié. Aucun nom n’a été révélé.

{{Clin d’œil au Chef de l’Etat }}

Les partis de l’opposition ont par ailleurs demandé au Président de la République de « limoger le Ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana, avant qu’il ne soit tard ».

L’ADC-Ikibiri a annoncé que les problèmes que connait l’Uprona, l’ADC-Ikibiri, et surtout les partis tels que l’UPD Zigamibanga, le FNL sont le fruit des actes du Ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana bien que le rôle d’ « un noyau de gens au tour du Président de la République » est aussi considérable.

Selon l’opposition burundaise, il y a « un groupe de généraux », qui, selon Ngendakumana, est en train de forcer NKurunziza à lutter pour un « troisième mandat pour continuer d’avoir des intérêts ». Cependant, il s’est réservé de les citer.

L’ADC-Ikibiri qui fait un clin d’œil au Président de la République de ne pas amender la Constitution pour des raisons fantaisistes a expliqué que si jamais la Constitution actuelle est amendée, « des élections anticipées devront être organisées » ou bien le « président devra mettre en place un Gouvernement d’Unité Nationale » pour préparer ensemble .

Dans la même logique d’idées, Ngendakumana a estimé qu’à voir la situation actuelle de crise institutionnelle, les entrainements des jeunes Imbonerakure, il est impossible d’organiser les élections pour 2015.

«Il faut d’abord que la communauté internationale comprenne qu’il faut d’abord sauver le pays avant de songer aux élections de 2015 », a estimé le président de l’Alliance des Démocrates pour le Changement, ADC-Ikibiri.

La crise semble s’installer au Burundi depuis la semaine dernière suite au conflit interne du parti Uprona qui a abouti au limogeage du Premier Vice Président de la République Bernard Busokoza. Busokoza, Nditije et Tatien Sibomana sont dans un endroit secret craignant une arrestation possible qui a suivi le limogeage de l’ancien Premier Vice Président, alors que l’Uprona, leur parti venait de se réunifier, trois ans après le schisme.

Enfonçant le cloue, le Ministre du Développement Communal Jean Claude Ndihokubwayo a démissionné, tandis que la Ministre Léocadie Nihazi, en charge de l’Information et de la Communication vient de présenter ses adieux au personnels de son Ministère. Elle rejoint elle aussi Ndihokubwayo, selon une source proche du parti Uprona

Quitter la version mobile