Radio-Télévision Isanganiro

Revue de la presse du 15 mars 2014


Le journal {Iwacu} se demande quand la police peut utiliser des moyens violents. Il insiste sur les incidents qui ont eu lieu le samedi 08 mars à Bujumbura. Les éléments de la police ont violemment réprimé différents groupes de manifestants.

Les femmes de l’UFB ont célébré la journée mondiale de la femme sous les gaz lacrymogène. Des jeunes du parti Msd qui faisaient du sport ont été dispersés à l’aide de ces mêmes gaz. Des balles réelles ont également été utilisées dans l’assaut du siège dudit parti. D’aucuns condamnent ce comportement de la police et pensent que ce corps use de la violence à mauvais escient.

Dans son éditorial, l’hebdomadaire soutient que ni la police, ni le Msd ne sortent grandis. Du côté des manifestants, séquestrer des policiers est un acte grave et contre productif. Mais non plus, on ne tire pas à balles réelles sur des manifestants. Ensuite, poursuit {Iwacu}, la police a fait preuve d’un comportement inhumain, comme ce refus de refuser à la Croix-Rouge d’évacuer les blessés.

Le journal {Ijambo} de son côté fait un clin d’œil aux hommes politiques de l’opposition.

Selon l’hebdomadaire, ces hommes doivent être prudents dans leur langage et tactique politicienne pour ne pas induire en danger mortel leurs membres ou dénigrer l’autorité, mais chercher un moyen pacifique pour exprimer leur désaccord contre un acte de l’autorité publique.

L’agence {Net Press} écrit sur les quatre maux dont souffre le Burundi selon Professeur Julien Nimubona. Elle revient que l’entretien que cet ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a fait avec Boniface Vignon de RFI.

Le premier mal dont souffre le Burundi a pour nom les « Imbonerakure » qui se sont carrément substitués aux forces de défense et de sécurité, Le deuxième mal concerne les démobilisés de l’armée nationale auxquels on a promis monts et merveilles afin qu’ils s’intègrent facilement dans la société, mais qui, depuis de longues années, ne voient rien venir.

Le troisième mal qui gangrène la politique burundaise est la révision de la constitution que le pouvoir voudrait imposer afin de permettre au président Pierre Nkurunziza, à solliciter un troisième mandat auquel il n’a pas droit. Et le quatrième, c’est cette nouvelle opposition qui est née entre le parti au pouvoir et l’Uprona.

Les produits Brarudi de moins en moins consommés, titre l’hebdomadaire {Iwacu}.
Il écrit que les vendeurs de ces produits déplorent une chute de 30% depuis l’été dernier. Prix élevés et faible pouvoir d’achat des clients en sont les causes. Dans Bujumbura, la consommation des produits Brarudi va decrescendo dans plusieurs bars.

Les cultures à courte durée relève l’économie des agriculteurs, écrit le magazine {Burundi Eco}, après son passage près de la ville de Ngozi.

Pour se faire des sous en permanence, les habitants des communes voisines de cette ville du nord du pays ont adopté des plantes dont la durée végétale est courte. Ainsi, soutient notre confrère, ils trouvent de quoi vendre à tout moment sans attendre la moisson des cultures saisonnières. Ils développent également leur économie.

En commune Nyabihanga, c’est dans la province de Mwaro, {Burundi Eco} parle de l’éleusine qui est de plus en plus visible dans les champs.

Il s’agit là d’une culture très ancienne au Burundi. Mais dans quelques localités du pays, on n’y attache pas beaucoup d’importance. Pourtant, il est une source de revenu importante ; et quelques cultivateurs de la commune Nyabihanga l’ont compris.

Même les hommes n’ont pas été épargnés par les violences en 2013. Le journal {Ijambo} écrit qu’au cours de cette année, l’ampleur des violences sexuelles et celles basées sur le genre est devenue inquiétante en en province Makamba au sud du pays.

Même les hommes n’ont pas été épargnés. 23 hommes se sont en effet confiés au centre pour le développement familial et communautaire pour dénoncer les violences dont ils ont été victimes. Les chiffres peuvent même aller au-delà car, toutes les violences ne sont pas dénoncées.

{L’Echo des Nations Unies} au Burundi est revenue sur la célébration de la journée internationale de la femme, avec ce message où le secrétaire général des Nations Unies prône pour le respect des droit de l’homme et l’égalité des sexes.

Ban Ki-Moon fait remarquer que les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme.

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