
Certains habitants du quartier Taba, en Mairie de Bujumbura lancent un appel à la justice burundaise de ne pas relâcher un habitant dudit quartier accusé de violer sa propre fille.
« Nous nous levons tous contre cette situation. Nous ne sommes pas des ennemis de E.N. mais nous devons sauver la vie de cette fille exposée au harcèlement sexuel de son propre père depuis plus d’une année » ; a expliqué à la radio Isanganiro un proche de cette famille.
Selon la mère de l’enfant, cette fille de 15 ans, et qui est encore à l’école primaire, a subi le viol de son père depuis presque une année.
Les choses remontent, en effet, à exactement une année. L’enfant, à l’époque, âgée de 14 ans, échappe à un viol par un homme qui était le client régulier du bistrot de son père dans ce même quartier.
Depuis cette tentative, le père de la jeune élève ne cessa d’accuser sa propre fille d’avoir été violée et gardé silence.
« Pour prouver que l’enfant avait été violée, son père lui demandait de lui montrer (son sexe) pour qu’il vérifie si elle n’a pas été violée par l’homme en question », a témoigné la mère de la fille.
L’enfant a par la suite cédé aux menaces de son père, qui menaçait de la retiré de l’école si elle n’acceptait pas, a ajouté la mère de l’enfant, les yeux pleins de larmes.
Les choses, pour ce foyer, se sont compliquées quand la mère de la fille a commencé à suspecter son mari de retour d’un séjour à l’intérieur du pays.
« Il m’a battu à plusieurs reprises quand j’essayais de savoir la vérité sur cette situation », a poursuivi la mère de cette victime de son propre père.
Le centre Seruka, une ONG de lutte contre les violences sexuelles dit que des cas d’inceste sont malheureusement souvent signalés.
Selon une source de ce centre, il y a des enfants qui sont victimes des agressions sexuelles mais ce sont des cas cachés car les planificateurs sont bien préparés à se cacher quoi qu’il arrive.
Le cas de cet enfant violé par son père est le deuxième depuis le début de cette année, comme l’a indiqué une source de cette organisation qui dit ne pas vouloir révéler beaucoup de choses sur ce cas précis.
En effet, la confidentialité est de mise dans cette organisation, selon notre source, dans le but de protéger les victimes.
