
« Ne pas doter ce centre des réseaux d’eau et d’électricité, c’est de l’ingratitude», souligne Rashid Rwasa, un résident du centre commercial de Kobero dont les habitants restent confrontés à la carence en eau et électricité malgré sa rentabilité.
L’essor commercial de ce centre est une réalité, en témoigne la présence de diverses entreprises financières: banques (BGF, INTERBANK, La POSTE …), les assurances (BICOR, SOCABU), les bureaux de change, magasins…
Sans eau ni électricité, les résidents font recours aux groupes électrogènes ou à des plaques solaires, tandis que la rivière Cizanye de la vallée de Kobero et quelques sources proches alimentent ce centre qui procure au pays d’énormes revenus suite à son positionnement.
A Kobero, poste de frontière entre le Burundi et la Tanzanie, plusieurs services sont fonctionnels. Sur la grande cour, ce sont les bureaux de l’Office Burundais des Recettes(OBR) et le parking de nombreux véhicules surtout des camions remorques pleins de produits importés. En face, se trouve des habitations et buildings servant d’hôtels, les bureaux de la Police des Aires et des Frontières.
Convaincus que c’est par ce poste que transitent le gros des marchandises importées, les habitants réclament toujours qu’il soit alimenté en eau et électricité, ne serait ce que pour le bon fonctionnement de la PAFE et de l’OBR.
{{Promesse à court et à long terme de la part des administratifs }}
C’est à Kobero qu’a été célébrée à l’échelle provinciale la journée internationale de l’eau le mois passé. Moquerie d’après les habitants en besoin d’eau et d’électricité.
Amin Rwasa, Conseiller administratif de l’Administrateur de la commune Butihinda, précise que c’était une façon d’inaugurer le réseau d’eau Gatongati-Kobero en cours de construction. Le gouvernement burundais a fourni le matériel comme les tuyaux, les commerçants de Kobero ont contribué pour payer la main d’œuvre et la construction des réservoirs. On attend la fin des activités.
Pour l’électricité, c’est dans le long terme, un rêve pour certains habitants. En effet d’après le conseiller de l’administrateur, il faut attendre la réalisation du projet de construction du barrage électrique sur les chutes de Rusumo (RUSUMO FALLS), projet commun entre le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. Le début des activités était annoncé pour début 2013, jusqu’aujourd’hui aucun signe que ce projet va être réalisé. Les administratifs reposant leur espoir sur ce projet ne savent pas ou se situe le blocage.
Pourquoi ne pas raccorder le centre de Kobero au réseau électrique de la ville de Muyinga située à moins de 30 KM ? Interrogation aux lèvres des habitants qui en appelle à la volonté du gouvernement.
Pour rappel, cette question avait été soumise au premier Vice Président de la république en descente à cette frontière le 7 mars 2011. A l’époque c’était Térence Sinunguruza, 3ans après on attend d’autres visites de hautes autorités du pays pour reformuler la demande.
