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Les médias burundais attendent de la cour de l’EAC une justice équitable


La Cour Est Africaine de Justice a reçu favorablement le procès contre la loi sur la presse intentée par les médias burundais contre le gouvernement du Burundi selon Alexandre Niyungeko, le président de l’Union Burundaise des Journalistes qui exprime sa satisfaction.

Au cours d’une interview qu’il a accordée à la presse ce jeudi, Alexandre Niyungeko a indiqué que puisque les médias n’ont pas accès à un procès équitable au Burundi, surement que les médias vont l’avoir à Arusha. Pour le président de l’Union Burundaise des Journalistes, les médias burundais auront raison sur Bujumbura parce que le contenu de cette nouvelle loi régissant la presse au Burundi est contraire à la constitution et aux lois régissant la communauté Est Africaine.

Selon ce président de l’UBJ, les médias contestent notamment l’obligation pour les journalistes de révéler les sources d’informations en cas de plainte en justice contre celui-ci. Pour l’UBJ, cela signifie ni plus ni moins le refus pour Bujumbura de ce qui constitue la substance du métier et par conséquent de la liberté d’informer au peuple burundais.

Ce journaliste burundais regrette des lourdes amendes en cas de délits de presse envisagées à travers cette loi faisant objet de contestation par les professionnels des médias. De la part d’Alexandre Niyungeko, la plupart des médias seraient contraints de fermer une fois cette loi devenue d’application de manière effective.

Les journalistes s’insurgent encore contre le fait que la carte de presse sera distribuée par le Conseil National de la Communication selon toujours Alexandre Niyungeko.

Cette loi n’écarte pas les peines en cas de délits de presse alors que la dépénalisation des délits de presse constituait l’une des motivations de cette loi aujourd’hui d’actualité de la part du président de l’UBJ.

La loi nouvelle sur la presse en vigueur au Burundi a été décriée par certains acteurs politiques et la société civile. Pour certains et en particulier pour les journalistes, elle est synonyme de restriction de la liberté d’informer et d’être informé. En attendant, les journalistes ne souhaitent pas de parodie de justice à Arusha mais plutôt que le droit soit dit objectivement.

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