
Le Maire de la Ville de Bujumbura Saidi Juma a interdit aux journalistes de faire une marche dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de la liberté de la presse qui s’est célébrée ce mardi à Bujumbura.
« Les professionnels des médias sont choqués par ce refus par l’autorité de la marche des journalistes vers la Maison de la Presse » a déploré le président de l’Union Burundaise des Journalistes UBJ à la Place de l’Indépendance, lieu de rencontre des journalistes avant leurs processions.
Selon lui, il est étonnant que le Maire prenne une telle décision quand la journée est mondialement célébrée et que les cérémonies avaient été préparées par les professionnels des médias, le Conseil National de la Communication et même le Ministère de tutelle ».
C’est le Ministre des Télécommunication, de l’Information et des Relations Avec le Parlement qui devrait aussi inaugurer les travaux de la journée à la fin de cette marche étouffée par la Mairie, nous révèle le président de l’UBJ dans une interview sur place.
Citant le contenu de la lettre du Maire de la ville à l’Union des Journalistes Burundais, Alexandre Niyungeko a souligné que le Maire avait refusé la marche parce qu’elle a été saisie tardivement.
Selon l’UBJ c’est une façon pure et simple de rejeter la demande, soulignant que de tels refus ne peuvent en aucun cas bloquer la voie vers la liberté de la presse surtout avec les professionnels engagés comme ceux du Burundi.
Les journalistes sur place ont du se disperser pour se rendre individuellement à la Maison de la Presse où devraient se tenir les travaux d’ouverture des activités de célébration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse.
{{Des “filmeurs” filmés}}
A coté des activités habituelles des certains agents de la police, cette fois, certains d’entre s’étaient munis des téléphones pour prendre des images des journalistes présents sur les lieux.
L’un d’eux (voir photo), un officier visiblement se tenait de temps en temps à l’écart et filmaient les mouvements des journalistes.
Brandissant aussi les copies de l’interdiction de la Mairie et de la demande des journalistes de marcher pacifiquement, l’officier se mettait chaque fois dans des endroits variés pour bien prendre ses photos au moment où il devenait lui-même un cas intéressant qui attirait les professionnels des médias.
La Mairie n’a pas encore fait un autre commentaire sur ce refuse, mais contacté par la rédaction, la Chargée de la Communication Candide Kazatsa à la Mairie de Bujumbura nous a renvoyé chez le Chef du cabinet du Maire qui n’ jamais répondu à notre appel.
