
« Tôt ou tard, Pierre Claver Mbonimpa sera libéré parce que son arme est la vérité » c’est l’avis de Gabriel Sinarinzi, le président de l’Ordre des Avocats de Bujumbura lors d’une conférence de presse ce samedi sur l’incarcération de cet activiste de la société civile burundaise par le Parquet de la Mairie de Bujumbura.
Gabriel Sinarinzi a qualifié d’injuste le sort c’est – à -dire l’emprisonnement qui a été décidé contre vents et marrées contre le président de l’Association pour la Promotion et la Défense des droits Humains et des Détenus ce vendredi.
Pour Gabriel Sinarinzi, le gouvernement a voulu de manière malicieuse écarter la connaissance de la vérité autour d’une probable milice burundaise en préparation en République Démocratique du Congo.
La décision du Parquet de la Mairie de Bujumbura qui est une parodie de justice sera dans l’avenir sans effet parce que l’arme de cet activiste des droits humains qu’est Pierre Claver Mbonimpa est la vérité.
Selon lui, au lieu de s’en prendre contre les activistes des droits qui dénoncent une milice contre le Burundi probablement en préparation en RDC, le gouvernement du Burundi devrait plutôt collaborer avec la communauté internationale qui a des moyens suffisants notamment les avions de type drones et les satellites pour épargner le Burundi des affres de la guerre.
Ce faisant, l’Ordre des Avocats de Bujumbura a plaidé pour la libération de Pierre Claver Mbonimpa afin qu’il poursuive son combat pour la défense des droits humains salué par plus d’un au Burundi et ailleurs dans le monde.
Gabriel Sinarinzi a aussi interpellé le gouvernement à désarmer la population qui n’a pas droit de porter les armes mais qui a été armée pour des motivations politiques.
Pour lui, si ces milices en gestation ne seraient pas mises hors d’état de nuire, il sera dure voire impossible que les élections prévues en 2015 aient lieu au Burundi.
Pierre Claver Mbonimpa est locataire de la prison centrale de Mpimba depuis samedi dans la soirée. Il a emprisonné accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat alors qu’il faisait des enquêtes autour d’une probable formation para militaires de certains burundais en République Démocratique du Congo.
