
L’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques interpelle la justice à dire le droit par rapport à l’incarcération de Pierre Claver Mbonimpa qu’il qualifie d’injuste. Il demande en particulier aux généraux de la police et de l’armée Burundaise de s’investir pour plaider en faveur de sa libération.
Dans une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi le président de l’Olucome a indiqué que l’incarcération de ce défenseur des droits humains est révoltant au regard des preuves sans fondements contre sa personne et surtout de sa contribution pour la promotion des droits humains depuis plus de 20 ans au Burundi.
Pierre Claver Monimpa qu’il désigne sous la métaphore de père des opprimés a à son actif plusieurs activités qu’il a déjà accomplies en faveur d’opprimés dont bénéficièrent aussi pendant la guerre les hautes autorités de ce pays. « Je sais sans aucun doute que certaines autorités de ce pays ont été sauvées de justesse pendant la guerre puisqu’elles avaient la chance d’être visitées par ce défenseur des droits humains dans leurs prisons », a-t-il souligné.
L’Olucome estime que si les dirigeants de ce pays en ont besoin et surtout les généraux qui font la pluie et le beau temps au sein du pouvoir judiciaire et politique ce défenseur sortirait de prison même ce jeudi.
Pour Gabriel Rufyiri, même après 100 ans la justice ne montrera jamais les que ce défenseur des droits humains a voulu attenter à la sécurité intérieur et extérieure de l’Etat.
Il a rappelé les dossiers judiciaires dans lesquels il s’était investi pour les victimes de l’injustice retrouvent leurs droits dans ce pays parfois même au risque d’y laisser sa vie et dans laquelle étaient souvent cités les hautes autorités des services de sécurité à travers le pays. Pour illustration il a cité les cas de personnes de les corps sans vie ont été retrouvés dans la Ruvubu et l’assassinat des personnes qui avaient été emprisonnées dans la commune de Kinama en 2006.
Il a interpellé le pouvoir judiciaire à marquer les pages de l’histoire de ce pays en disant le droit en toute objectivité et surtout à se rappeler que le temps joue en faveur des témoins de la vérité.
« Je demande aux magistrats en charge du dossier de Pierre Claver Mbonimpa à se dépasser et dire le droit pour qu’il retrouve sa liberté car jusqu’à présent il est incarcéré injustement », a-t-il ajouté. Le président de l’Aprodh est locataire de la prison centrale de Mpimba depuis vendredi de la semaine écoulée.
Après avoir révélé ces enquêtes autour d’une probable formation militaires des burundais en République Démocratique du Congo, Pierre Claver Mbonimpa été accusé d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. Les organisations de défenses des droits humains nationales et internationales plaident pour sa sortie de prison.
